La Conférence gabonaise des grandes écoles et universités du privé (CGEUP) a effectué vendredi sa rentrée solennelle pour l’année académique 2026-2027 à l’Université de Libreville Nord (ULN), avec un message clair : faire de l’enseignement supérieur privé un partenaire stratégique de l’Etat.
La cérémonie, marquée par une procession inaugurale et des allocutions officielles, a rassemblé promoteurs d’établissements privés, partenaires économiques et pouvoirs publics autour d’une ambition commune : « former au Gabon les compétences nécessaires au Gabon ».

Dans son mot de circonstance, le président de la CGEUP, Jean Louis Nkoulou Nkoulou, a réaffirmé la vision de l’organisation : « renforcer la qualité et l’excellence des formations en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi et les priorités nationales ». Une démarche qui s’inscrit, selon lui, dans la volonté des plus hautes autorités du pays, dont le président Brice Clotaire Oligui Nguema, de consolider l’offre de formation locale et de limiter les départs à l’étranger.
Deux axes ont structuré cette rentrée
Le premier, la qualité de la formation. La CGEUP entend faire de l’excellence académique « un levier de

développement national », en rapprochant davantage l’enseignement supérieur du monde économique.
Le deuxième, le partenariat. La convention conclue avec Ecobank, mise en avant lors de la cérémonie, illustre la volonté de la Conférence de mobiliser le secteur privé autour de l’éducation. Un levier d’accompagnement pour financer les études, soutenir les établissements et offrir des perspectives d’insertion à la jeunesse.
La cérémonie a été rehaussée par la présence du ministre et du secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur.

Moment académique fort de la matinée, la leçon inaugurale a été prononcée par le Pr Bonaventure Mve Ondo, ancien recteur de l’Université Omar Bongo (UOB) et ancien recteur de la Francophonie, qui a plaidé pour un
enseignement supérieur ancré dans les réalités gabonaises mais ouvert sur les standards internationaux. Au-delà de la cérémonie officielle, cette rentrée solennelle traduit la volonté de la CGEUP de passer à l’action. « Investir dans la formation, c’est investir dans la jeunesse et l’avenir du pays », a résumé un responsable de la Conférence. Un message qui résonne dans un pays où la jeunesse diplômée reste confrontée au défi de l’adéquation formation-emploi.

