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Les Sucreries du Gabon ; l’avenir en pointillés

Malgré la suspension du mouvement de grève du personnel, la situation demeure préoccupante pour les Sucreries du Gabon. L’entreprise alerte sur les chiffres actuels, provoqués par une baisse d’écoulement de ses produits.

  Les Sucreries du Gabon vont-elles connaître le même sort que la Sucaf Gabon ou la Société sucrière du Haut-Ogooué (SOSUHO) ? Rachetées en 2024 par  le groupe turc MFB International, devenu actionnaire majoritaire à 90 %, contre 10 % pour l’État, les Sucreries du Gabon traversent une période assez tragique. La situation préoccupe les dirigeants de l’entreprise, qui ont récemment présenté l’état financier de celle-ci au personnel.

Selon son directeur des Ressources humaines, les Sucreries du Gabon ont enregistré 7,43 milliards de FCFA de recettes issues de la vente de sucre entre janvier et septembre 2026, soit une moyenne mensuelle d’environ 826 millions de FCFA. Malgré ces revenus, son activité industrielle aurait reculé de 25,3 %. Un recul, selon le top management de l’entreprise, occasionné par une baisse des ventes de ses produits auprès des industriels,  dont les achats constituaient une part importante du chiffre d’affaires de l’entreprise.

Paul Francis Mvomo, directeur des ressources humaines explique qu’« aujourd’hui, nous avons une difficulté particulière à pouvoir vendre le sucre parce que les industriels, qui constituaient le plus gros de notre chiffre d’affaires, n’achètent pas de sucre chez nous ».

Dans le rouge, les responsables de Sucreries du Gabon appellent l’État à la rescousse, afin de sortir l’entreprise de son etat actuel. Mieux, lui permettre de retrouver une santé financière.

Au-delà des responsables qui sont en alerte, le personnel aussi est préoccupé par la situation et, surtout, par son avenir au sein de l’entreprise. D’ailleurs, face aux retards de salaires, les agents avaient observé un mouvement de grève qui a été récemment suspendu.

Le cas de l’entreprise avait déjà été débattu au sein du gouvernement, à la suite d’une visite de l’ex-ministre de l’Industrie et de la Transformation locale sur les sites de l’entreprise.

Pour les spécialistes, la situation des Sucreries du Gabon va au-delà de la préservation de l’emploi ; elle implique aussi l’industrie sucrière, qui ne cesse de basculer.

 

 

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