Pyramid Medias Gabon

« Le moment est venu. Il ne se représentera peut-être pas », l’appel de Julien Nkoghe Bekale  aux instances du PDG

Secoué par une crise sans précédent depuis son retrait du pouvoir, le PDG vit l’un des moments les plus terribles de son histoire. D’un côté, des instances qui insistent à rester sur un chemin, dont elles-mêmes ignorent l’issue, d’un autre, un Ali Bongo prêt à reprendre les règnes du parti  et le plonger dans l’opposition. Un flou qui interroge au sein de la base militante. Pour éviter un effacement total de l’ex parti au pouvoir, depuis l’extérieur du pays, Julien Nkoghe Bekale a, dans une tribune publiée sur ses canaux officiels, appelé au dialogue et de saisir la main tendue par Ali Bongo, qu’il considère toujours comme distingué Camarade.

Face à la crise qui secoue actuellement le PDG, l’ex parti au pouvoir, Julien Nkoghe Bekale a peut-être une issue, le rassemblement et le dialogue. Dans une tribune publiée sur ses canaux officiels, l’ex premier ministre est largement revenu sur la crise que connaît le parti de Louis. Il faut dire que sa sortie fait surtout suite à la réaction d’Ali Bongo, le 20 octobre dernier.

S’exprimant en sa qualité de membre des instances dirigeantes du PDG et guidé par une conviction: celle de ne pas laisser les désaccords  compromettre durablement l’avenir du PDG.  Pour Julien Nkoghe Bekale, l’adresse du « distingué Camarade Ali Bongo Ondimba,  suscite, dans nos rangs comme dans le pays, des réactions nombreuses, parfois passionnées. Il ne pouvait en être autrement : elle touche à ce que nous avons de plus précieux, notre parti, son unité et son avenir ».

Ce que je retiens de l’adresse d’Ali Bongo

Dans l’adresse d’Ali Bongo, Nkoghe Bekale dit retenir l’essentiel. Une main tendue, un appel au dialogue et au rassemblement. Une méthode proposée, en trois temps, souligne-t-il, pour sortir de la crise. Si pour Nkoghe Bekale,  cette proposition peut être discutée, amendée, enrichie, l’ex patron de l’administration souligne que celle-ci, « ne peut pas être ignorée ». « Quand une main est tendue publiquement, devant le parti et devant le pays, on ne la laisse pas dans le vide », écrit-il.

Aux camarades de la direction du parti, ils invitent à regarder la situation avec lucidité.  « Depuis plus de deux ans, notre place dans la vie publique n’a cessé de se réduire. Notre parti a trop longtemps vécu dans l’incertitude sur son unité, son organisation et son orientation. Nos militants en éprouvent les conséquences dans nos provinces, nos communes et nos départements. Ils s’interrogent, se découragent, et certains s’en vont ». Il rappelle que répondre « à un appel n’est pas capituler. S’asseoir à une même table n’est pas abdiquer. Le dialogue n’est la défaite de personne ; c’est le refus du dialogue qui nous condamne tous ».

A Ali Bongo et ses soutiens, il les invite à garder ouverte cette main tendue, patiente et sans humiliation pour quiconque. Et souligne que  « rassemblement ne naîtra pas de la victoire d’une sensibilité sur une autre. Il naîtra de la reconnaissance mutuelle, de la garantie donnée à chacun qu’il a sa place dans la maison commune, et de la préférence constante pour le dialogue sur le contentieux ».

Aux militants, il les invite au  calme et à la hauteur. « Pas d’invectives, pas de procès en trahison, pas de règlements de comptes sur les réseaux sociaux. Nos divergences sont réelles ; elles ne font pas de nous des ennemis. Ceux qui nous observent attendent que nous nous déchirions. Ne leur offrons pas ce spectacle ».

Le moment est venu, il chute dans sa tribune, en demandant aux instances du parti de saisir la chance du rassemblement. « Le moment est venu. Il ne se représentera peut-être pas. L’histoire retiendra non pas qui avait raison le 7 mars 2024, mais qui a su, en octobre 2026 », écrit-il.

 Dans sa tribune, Julien Nkoghe Bekale ne fait que le constat, il propose. Et parmi ses propositions; une désignation par chaque parti de leur représentants,  pour une concertation, sans préalable, dont le lieu et le format seront librement convenus; il propose la suspension de toute initiative unilatérale pendant la durée de ces échanges  et enfin que  les anciens et les sages du parti soient associés à ce processus comme garants de sa sincérité.

 

 

 

 

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *