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Régimes spéciaux des retraites : Jean Gaspard Ntoutoume Ayi prône la suppression des retraites parlementaires et appelle à augmenter le taux de cotisations de ceux qui travaillent

Alors qu’au parlement gabonais, le sujet refuse d’être abordé par certains élus nationaux, la retraite parlementaire dont bénéficient les élus depuis des lustres a refait surface. Du moins depuis que l’actuel député du deuxième arrondissement de la commune d’Akanda a abordé le sujet. Le 19 septembre dernier, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a appelé à voir disparaître les régimes spéciaux des retraites, dont ceux des parlementaires. Pour le député, si le contribuable doit continuer à payer ces régimes spéciaux, il faut relever les cotisations.

C’est un fait rarissime de voir, un parlementaire appelé à voir disparaître un avantage dont lui-même est appelé à en bénéficier. Le 19 septembre, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a relancé le débat sur la suppression des régimes spéciaux des retraites des institutions, dont ceux des parlementaires.

« Les régimes spéciaux des retraites doivent être supprimés« , a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « les retraites des parlementaires, des institutions doivent être supprimées ». Dans sa logique, le député trouve incompréhensible le fait qu’un mandat de 5 ans ouvre les portes à une retraite à un parlementaire. « Ce sont les impôts des Gabonais qui vont les payer. Or, la retraite n’a pas à être financée par les impôts », a soutenu le parlementaire. Le député souligne que   « ce sont les actifs qui financent ceux qui sont à la retraite ».

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi pense surtout que chaque régime devrait être financé par les travailleurs du secteur concerné. Il explique que « si vous étiez fonctionnaire, ce sont les fonctionnaires en activité qui doivent financer ceux qui sont à la retraite. Ils s’asseyent, ils se mettent d’accord sur le taux qu’ils veulent cotiser ».  « C’est pour cela que je dis, on a la retraite de son activité », renchérit-il

Selon le député, il s’agit d’une question de justice sociale, d’autant plus que l’argent qui paie cette retraite est issu des ressources publiques.

Le député développe son argumentation sur une opposition faite, il y a plus de 20 ans, par certains cadres, de voir augmenter les cotisations. Or, aujourd’hui, souligne Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, si le contribuable gabonais doit continuer à payer la retraite de parlementaires, il faut augmenter les cotisations. Car, explique-t-il,  « on ne va pas trouver cet argent ailleurs, on n’invente pas cet argent. Si on veut que votre retraite augmente, on doit augmenter le taux de cotisation de ceux qui travaillent ».

Reste maintenant à savoir, si cette prise de parole s’étendra jusqu’à l’Assemblée nationale. Et si le député sera soutenu par ses collègues, dont plusieurs ont déjà les yeux rivés sur cette retraite.

 

 

 

 

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