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Affaire Bosch : le gouvernement refuse de céder à la pression et exige à son tour le paiement de 72 millions

Le gouvernement gabonais a pris position sur l’affaire Bosch depuis Makokou, le 31 août dernier, un jour après les célébrations de la Journée nationale de la Libération. Le ministre de l’Enseignement supérieur et porte-parole du gouvernement, Pr Charles Edgard Mombo, a clarifié la situation concernant la demande de l’entreprise spécialisée dans les équipements militaires, qui réclame près de 200 millions de FCFA à l’État gabonais.

Selon le gouvernement, cette réclamation émane d’un contrat signé en 2014, sous l’ancien régime, pour la rénovation et la fourniture d’avions Mirage, ainsi que la formation de personnel militaire. Bien que Bosch soit désormais propriétaire des droits sur cette dette, le contrat initial avait été signé par Paramount Logistics Corporation Limited, qui a été rachetée par Bosch Capital, qui met désormais la pression sur le paiement de cette enveloppe, en donnant même les délais de paiement. Une pression à laquelle le  gouvernement a fermement refusé de céder, affirmant que les demandes ne reposent sur aucune base légale.

 Selon les autorités de Libreville, les documents fournis ne justifient pas la demande de paiement, considérée comme des promesses liées à un différend commercial déjà tranché par la justice. En effet, une décision de la Cour de justice de Londres, rendue le 6 février 2026, avait rejeté les prétentions de Paramount Logistics Corporation et condamné cette dernière à verser environ 72 millions de FCFA à la République gabonaise.

Dans son communiqué, le gouvernement continue d’éprouver des doutes quant à la réalisation effective des services demandés, en particulier en ce qui concerne la livraison des équipements et la formation des pilotes.

En réponse  à la pression menée par Bosch, le gouvernement a réitéré son intention d’exploiter tous les recours juridiques possibles pour protéger ses intérêts.  Une façon pour le gouvernement à garantir la conformité des prestations et à défendre ses droits face à des accusations qu’il juge, infondées.

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