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Tribune : Le port de la tenue africaine chaque vendredi au Gabon : opportunité économique et culturelle pour les PME-PMI Gabonaises

Le gouvernement, lors du Conseil des ministres du 30 avril dernier, a décidé de rendre obligatoire le port de la tenue africaine tous les vendredis. Si certains considèrent cette initiative comme une mauvaise idée, Jim Ndong, enseignant d’économie et homme d’affaires, y voit une opportunité pour les petites entreprises gabonaises, qui pourraient en tirer profit. Cependant, il souligne que cette chance dépend de la création d’un cartel du textile, a défaut de procéder a la réouverture des usines Sotega et Soveman. Pyramidmediasgabon vous présente l’intégralité de son analyse.

 

  • Pourquoi ne pas réhabiliter  » les fleurons du textile gabonais  » d’hier : Sotega et Soveman?
  • Un  Cartel du textile Gabonais est nécessaire pour faire face à la concurrence extérieure

Constat

Jim Ndong ©D.R

Le conseil des Ministres du 30 avril a entériné une mesure phare : le port obligatoire de la tenue africaine chaque vendredi dans l’administration publique aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Toutefois, au-delà d’une affirmation identitaire et culturelle, peut-on parler  d’une opportunité économique et culturelle dans la filière textile ?

Pourquoi ne pas réhabiliter les industries de textile telles que Soveman et Sotega ?

La constitution d’un cartel de textile Gabonais est nécessaire pour une telle mesure.

La formation est capitale pour réaliser  un tel défi.

  Perspectives 

 En amont, les usines de textile sont essentielles pour produire en masse des vêtements et tissus. Aussi, ce marché rapporte plus de 1300 milliards de dollars/ an, selon les statistiques officielles, dont les plus grands marchés d’exportation se trouvent en Asie du Sud-est ( Chine, Inde, Taïwan, Singapour…). Dans le cas du Gabon, ce marché est tenu majoritairement par les artisans de l’Afrique de l’ouest.

Cependant, les pouvoirs publics devraient penser à réhabiliter les industries textiles, qui disposaient déjà d’un savoir-faire dans ce domaine : soveman et sotega dont l’objectif principal était l’industrialisation locale de la production du textile, notamment l’impression de pagnes et tissus pour le  marché local. En outre, pour une affirmation culturelle et économique, la relance du secteur ou de la filière textile passe par la valorisation du raphia via le soutien aux jeunes concepteurs ou aux artisans qui travaillent avec ce produit « made in Gabon « .

L’encouragement des artisans locaux, des pme / pmi est nécessaire pour stimuler l’emploi dans ce secteur et surtout de permettre la diversification de notre Économie. Enfin, en aval les pouvoirs publics devraient davantage subventionner cette filière dont les gisements de croissance sont possibles, mais également des emplois.

Les centres de formation sont nécessaires pour former cette main d’œuvre qui nécessite beaucoup de personnes, une forte intensité de travail et surtout beaucoup d’énergie. Ces différents centres de formation devraient se doter des machines performantes pour répondre à une forte demande sur le marché. La qualité – prix est essentielle pour faire face à la concurrence étrangère

N.B : un cartel de textile Gabonais est indispensable le but de limiter la concurrence, de fixer les prix et les parts de marché au niveau local. 

Jim Ndong, Consultant au laboratoire citoyen Gabonais

 

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