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Reformes des partis politiques : le 27 juin s’approche, et seules 10 sur 102 formations politiques, ont déposé leurs dossiers pour conformité   

Alors que le gouvernement a fixé le 27 juin comme date limite pour l’application des réformes des partis politiques au Gabon, de nombreuses formations politiques semblent traîner les pieds. À ce jour, seulement 10 des 102 partis enregistrés ont soumis leurs dossiers, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’avenir de plusieurs d’entre eux sur la scène politique nationale.

La question qui se pose est de savoir si, à l’échéance du 27 juin, certains partis politiques disparaîtront du paysage gabonais. A ce jour, le ministère de l’Intérieur a reçu les dossiers du  Mouvement démocratique pour la justice sociale (MDJS), l’Union progrès démocratie (UPD), Les Démocrates (LD), le Parti Sept Merveilles pour le Peuple (7MP), l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), le Parti démocratique gabonais (PDG), le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), le Front démocratique gabonais (FDG), la Coordination républicaine indépendante (CRI) ainsi que l’Union pour la République (UPR). La majorité des partis n’ont pas encore pris les mesures nécessaires pour le dépôt de leurs dossiers.

 La loi n° 016/2025 stipule que chaque parti doit fournir un dossier complet, incluant des documents essentiels et une liste d’au moins 10 000 adhérents. Malgré l’ouverture des dépôts, la réticence de nombreux partis à se conformer aux nouvelles règles interroge. Cette situation est d’autant plus surprenante que lors du dialogue politique de 2024, de nombreux leaders avaient souligné la nécessité de réformer le paysage politique. Le gouvernement, quant à lui, reste ferme sur le respect de la date limite, laissant planer un doute sur l’engagement des partis à s’adapter aux nouvelles réalités politiques. Certains observateurs avaient exprimé des réserves concernant le nombre élevé de partis politiques dans un pays de moins de trois millions d’habitants.

À travers cette réforme, le gouvernement cherche à établir un registre fiable et à identifier des interlocuteurs dignes de confiance afin de promouvoir le dialogue et la vie politique au Gabon. Le directeur des Partis politiques, associations et liberté de culte, Steevel Rivelly Nani, a souligné l’importance pour les responsables des formations politiques de se faire connaître, avertissant que, passé le délai imparti, le ministère sera contraint d’appliquer la loi.  Cette démarche vise à renforcer la transparence et la responsabilité au sein du paysage politique gabonais.

Un autre critère imposé est la nécessité de présenter un projet de société structuré. Fait curieux, les partis politiques  tels que l’Union nationale, le Parti social-démocrate et le Cercle des libéraux réformateurs, n’ont pas encore soumis leur dossier, malgré leur réputation d’organisation. Cette situation soulève des questions sur les raisons de ce retard  sur leur avenir.

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