Junior Ndong Ndong, a été mis libéré après une détention à la maison d’arrêt de Libreville, avait été condamné en janvier dernier pour trouble à l’ordre public. Sa libération provisoire fait suite à un appel interjeté par ses avocats.
Au début de l’année, le président du Conseil national des rites et traditions du Gabon avait émis des avertissements à l’encontre de certains activistes, des déclarations jugées par certains comme incitatives à la haine et menaçantes pour la cohésion sociale. Condamné à 12 mois de prison ferme et à une amende de 2 millions de francs CFA, Junior Ndong Ndong a vu sa peine réduite à 4 mois de prison et 1 million d’amende grâce à l’appel de ses conseils. Les avocats ont soutenu que les éléments constitutifs de l’infraction n’étaient pas établis, affirmant qu’aucune preuve tangible ne démontrait un impact réel de ses propos sur la paix sociale.
De son côté, le ministère public, a maintenu une position ferme, insistant sur la nécessité de préserver l’ordre public. Il a requis une peine plus clémente de 6 mois, dont 3 avec sursis, soulignant l’importance de la responsabilité des discours dans le maintien de la cohésion sociale.

