Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce lundi 27 avril au palais présidentiel, Albert Shingiro, émissaire de l’Union africaine, dans le cadre de la médiation concernant le différend territorial entre le Gabon et la Guinée équatoriale, relatif à l’application de la décision de la Cour internationale de justice (CIJ).
Selon un communiqué de la présidence de la République, l’émissaire de l’Union Africaine a proposé des mesures concrètes pour faciliter cette mise en œuvre, telles que l’élaboration d’une feuille de route conjointe, la création d’un mécanisme ad hoc pour la délimitation, ainsi que le lancement des opérations de démarcation sur le terrain.
L’ambition étant d’atteindre un consensus opérationnel entre les deux nations dans un cadre structuré. Le document met également en avant l’importance de désigner des points focaux nationaux pour assurer une coordination technique entre Libreville et Malabo, tout en envisageant un futur accord de coopération transfrontalière.
Ces initiatives visent à garantir une mise en œuvre harmonieuse et concertée du verdict international, respectant le droit et les engagements des deux États. Le Chef de l’État gabonais a salué l’engagement de l’Union africaine et a souligné la nécessité d’une approche responsable et diplomatique pour parvenir à une résolution durable de ce conflit, tout en réaffirmant l’importance de maintenir de bonnes relations de voisinage entre le Gabon et la Guinée équatoriale.
La Cour internationale de justice a souligné qu’elle n’avait pas été saisie pour établir une frontière ou attribuer des territoires. Son rôle était de déterminer si les titres juridiques, ainsi que les traités et conventions internationales présentés par les deux États, étaient valables dans le cadre de leurs relations. Ainsi, la CIJ a concentré son analyse sur la légitimité des arguments juridiques avancés par chaque partie, sans se prononcer sur des questions de délimitation territoriale.

