Alain Claude Bilie By Nze, ancien premier ministre d’Ali Bongo, a été placé en garde à vue à la direction générale de la Contre et de la sécurité militaire, où il aurait passé la nuit. Selon Gabonreview, son interpellation a eu lieu le 15 avril à son domicile, sans qu’aucune plainte ou convocation ne soit émise. Cette arrestation inattendue serait liée à une créance impayée de 5 millions de FCFA, remontant à 2008, lors de l’organisation de la fête des Cultures, dont il était l’un des principaux organisateurs.
L’arrestation d’Alain Claude Bilie By Nze s’est déroulée, sans plainte ou convocation. Ce contexte soulève des questions sur les motivations derrière cette action judiciaire, d’autant plus qu’il s’agit d’une dette qui date de près de deux décennies.
Selon Gabonreview, Bilie-By-Nze a été interpellé aux alentours de 18 heures, à la sortie de son domicile, par des agents du B2. D’après notre confrère en ligne, une femme, désignée par les initiales B.R., aurait effectué une prestation dans le cadre d’un événement culturel et réclamerait un montant de 5 millions de francs CFA qui n’a jamais été versé. Les proches de Bilie-By-Nze soulignent cependant que l’organisateur officiel était le ministère de la Culture, par l’intermédiaire d’un Bureau national établi par Paul Mba Abessole, alors vice-Premier ministre. Ils affirment que le gouvernement était le donneur d’ordre et que le retard de paiement provenait du Trésor public, précisant que Bilie-By-Nze, en tant que président du comité, n’a fait que signer.
L’arrestation du président du parti Ensemble pour le Gabon suscite des interrogations, surtout dans un contexte politique tendu. Bilie-By-Nze avait lui-même anticipé un tel scénario, et il semble que ses craintes se soient concrétisées. Opposant au régime de Libreville, il a été interpellé plus de 20 ans après sa première arrestation, qui concernait une affaire de chèque sans provision.

