Face à l’augmentation des taxes et des impôts imposés par le gouvernement, le Syndicat autonome des commerçants du Gabon a récemment exprimé son mécontentement en dénonçant ce qu’il qualifie de « parafiscalité excessive ». Lors d’une assemblée générale qui s’est tenue à Libreville, le Synacog a appelé le gouvernement à prendre des mesures pour remédier à cette situation préoccupante.
Alors que le gouvernement met en place des initiatives pour améliorer le pouvoir d’achat des ménages, notamment en réduisant les prix de certains produits, les commerçants continuent de s’inquiéter de la multiplication des taxes, souvent à l’origine de l’augmentation des prix.
Lors de l’assemblée générale du 4 avril dernier, le Synacog a souligné la pression croissante des contrôles administratifs qui étouffent les petites et moyennes entreprises (PME) locales.

Le Syndicat a mis en lumière la superposition des prélèvements imposés par diverses administrations publiques et collectivités locales, une situation qui perdure depuis une décennie selon le syndicat. Une situation qui a des conséquences néfastes sur la viabilité des commerces, rendant leurs caisses de plus en plus fragiles et risquant de conduire à la fermeture de nombreux établissements.
Les membres de ce syndicat ont également averti que cela pourrait avoir un impact direct sur le pouvoir d’achat des citoyens, aggravant ainsi le coût de la vie. Parmi les secteurs les plus touchés, le Synacog a mentionné celui de la boulangerie, où les prix sont restés inchangés malgré la normalisation des cours mondiaux du blé, exacerbant ainsi les difficultés économiques des ménages. Le prix du sac de farine de blé reste fixé à 19 000 FCFA, bien au-dessus de son tarif habituel de 16 000 FCFA.
Cette augmentation suscite des inquiétudes parmi les boulangers, qui sollicitent l’intervention de l’État pour ramener le prix à son niveau antérieur. Selon eux, cette mesure est essentielle pour maintenir le coût de la baguette à 110 ou 125 FCFA dans les quartiers.
Lors de l’assemblée générale du samedi 4 avril, le syndicat a appelé le gouvernement à intervenir. Les représentants estiment qu’une réforme structurelle de la collecte des taxes est nécessaire pour rétablir un équilibre. Sans cette action, de nombreux commerces pourraient être contraints de fermer leurs portes. Les boulangers et les acteurs du secteur alimentaire craignent que la hausse des prix ne compromette l’accès à des produits de base pour la population. Le Synacog insiste sur l’urgence d’une solution pour éviter une crise plus profonde.

