Graciela Mboumba Morsi a obtenu son doctorat en littérature française et francophone le 3 mars dernier à l’Université Omar Bongo de Libreville. Sa thèse, intitulée « L’Imaginaire de la mort chez Jean-Paul Sartre », a été soutenue devant un jury prestigieux composé de professeurs et de docteurs gabonais et camerounais. À l’issue de sa présentation, elle a reçu la mention « Très honorable », soulignant la qualité de son travail de recherche.
En tant que nouvelle docteure, Graciela Mboumba Morsi intègre désormais le corps enseignant de l’Université Omar Bongo. Sa soutenance a été présidée par Pierre Nzinzi, Professeur Titulaire de philosophie, et a vu la participation d’autres éminents membres du jury, tels qu’Achille-Fortuné Mamfoumbi Mve Maître de

Recherches, IRSH, Libreville, comme rapporteur 1 et Arsène Magnima Kakassa, Maître de Conférences, Université Omar Bongo, comme rapporteur 2 ; ainsi que Désiré Atangana Kouna, Professeur Titulaire à l’Université Yaoundé 1 examinateur. Clément Moupoumbou, Maître de Conférences à l’Université Omar Bongo, a joué le rôle de directeur de thèse.
La thèse de Graciela Mboumba Morsi se compose de trois parties, la première étant consacrée à l’analyse de la figure de la mort dans l’œuvre de Sartre. Elle y soutient que la mort est omniprésente dans la vie quotidienne des personnages, tout en explorant diverses dimensions de la mort, telles que le décès, la mort symbolique, la mort dans l’âme, ainsi que les concepts de mort culturelle et

politique. Ce travail approfondi témoigne de sa capacité à aborder des thèmes complexes avec rigueur et originalité.
Dans la seconde partie de son travail, la docteure Graciela Mboumba Morsi a illustré comment Jean-Paul Sartre utilise des éléments imaginaires pour exprimer une néantisation qui affecte la vitalité de son œuvre, en se concentrant sur la thématique de la mort et les différentes figures qu’elle revêt.
Dans la troisième partie, elle explore le lien entre la mort et les questions existentielles, notamment celle de la liberté, en démontrant que la mort des personnages sert de prétexte à l’acquisition d’une certaine forme de liberté. La thèse soutient l’idée que la mort représente un mal-

être et une angoisse persistante pour les personnages. En d’autres termes, la représentation littéraire de la mort incarne l’homme marqué par un passé, isolé par des conflits internes. Cette analyse met en lumière la complexité des relations entre la mort et l’existence, révélant ainsi des dimensions profondes de la condition humaine.
Malgré quelques imperfections, telles que des erreurs de présentation et l’oubli des titres des enseignants ainsi que des maisons d’édition des ouvrages cités, le jury a reconnu la qualité de cette thèse. Elle présente des informations significatives qui méritent d’être prises en compte au sein du département des lettres modernes de l’Université Omar Bongo et au-delà.
À l’issue de la délibération, la candidate a reçu la mention « Très honorable », avec des recommandations pour améliorer l’organisation et la présentation de sa thèse, qui pourrait servir de base pour de futures recherches.

