Mélodie Samba, porte-parole adjointe de la présidence de la République, a abordé sur le plateau de TV5 Monde Info, le 18 février 2026, la suspension par la Haute autorité de la communication des réseaux sociaux. Elle a précisé qu’il s’agit d’un choix « assumé » visant à inciter Meta, la société américaine propriétaire des plateformes concernées, à réagir. Selon elle, cette suspension était nécessaire pour obtenir une réponse de leur part. «Il a fallu suspendre pour qu’ils nous appellent », a-t-elle fait savoir sur le plateau.
Loin d’être une erreur, encore moins un dérapage, mais un choix « assumé» des autorités de suspendre les réseaux sociaux au Gabon, jusqu’à nouvel ordre. Une réponse à l’inaction de Meta face aux alertes précédemment émises.
En effet, sur le plateau de TV5Monde Info, le 18 février 2025, Mélodie Samba, porte-parole adjointe de la présidence de la République du Gabon, est largement revenue sur la décision de la Haute autorité de la communication de suspendre les réseaux sociaux.
L’employée à la présidence de la République a souligné qu’au lendemain de cette suspension, l’entreprise américaine Meta, anciennement Facebook, a finalement réagi. « Il a fallu suspendre pour qu’ils nous appellent ». Pour elle, « il s’agit d’une suspension des plateformes du groupe Meta, pas de toutes les plateformes numériques au Gabon, ni d’une coupure d’Internet ». Rappelant que « les plateformes du groupe Meta ne représentent pas Internet ».
Pour soutenir la décision de la Hac, elle s’appuie sur une « recrudescence d’informations diffamatoires ». Et même d’ « une coordination de manipulations politiques qui entravent la cohésion sociale ». Continuant dans son argumentaire, Mélodie Samba fait état des contenus « à caractère violent, voire pornographique, qui entrave nos mœurs, nos us et coutumes au Gabon ».
Elle assure que « depuis plus d’un an et demi », les autorités gabonaises ont « fait des avertissements, des signalements », mais n’ont « jamais eu de réponse ».
Selon elle, cette suspension doit permettre « de réguler et de passer au cadre des négociations demandées, dans le respect de nos institutions, de nos valeurs ».
Elle appelle à «sortir du cadre émotionnel, ou caricatural», d’autant plus que, rappelle-t-elle, cette suspension n’est «ni un cas isolé pour le Gabon, ni une exception». Soulignant que « plusieurs pays dans le monde » ont déjà suspendu des plateformes numériques.

