Bien que les lieux de culte soient exemptés de la taxe forfaitaire d’habitation, ils sont néanmoins soumis à une opération d’identification. Cette initiative, lancée par le ministre de l’Intérieur, a pour but de créer une base de données officielle des associations religieuses. Au Gabon, où l’implantation des lieux de culte est souvent désordonnée, le gouvernement a décidé de prendre des mesures pour mieux encadrer cette situation.
Le communiqué du ministère de l’Intérieur, daté du 13 février, précise que bien que ces lieux ne soient pas concernés par la taxe, ils doivent participer à l’opération d’identification. L’objectif est clair : améliorer la gestion des bâtiments, optimiser la collecte des ressources publiques et clarifier le statut des associations cultuelles. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des dispositions « de l’article 377 de la Loi des Finances 2026 », sur instruction du président de la République.
Dans le cadre de cette opération, tous les responsables de lieux de culte, quelle que soit leur nature, sont invités à se rendre « toutes affaires cessantes » auprès des services de la Direction générale des Élections et des Libertés publiques (DGELP) à Libreville pour leur identification.
Ils recevront un récépissé de l’association cultuelle ainsi qu’une quittance d’électricité à son nom. Pour ceux situés à l’intérieur du pays, il est recommandé de se rapprocher des gouvernorats, préfectures et sous-préfectures. Cette initiative vise à régulariser la situation juridique de nombreux lieux de culte et à fiabiliser les bases de données fiscales locales.

