Bras financier et service stratégique de l’institution municipale de la Commune de Libreville, l’Inspection Générale Municipale, a de tout temps été l’objet de convoitise – avec ses missions élargies sur le terrain pour recouvrer les recettes municipales issues de diverses taxes et contraventions. Là-bas on n’y entend que le bruit silencieux des liasses de billets violets, manipulés par de petites mains noires – au grand dam de la Mairie centrale.
Source : Le Noïsien Infos.Com
Alors que le nouvel édile met tout en œuvre afin que tous les services de la Mairie de Libreville soient digitalisés, en l’occurrence l’un des plus névralgiques qu’est l’IGM. Les recettes municipales continuent de s’évaporer. Au lieu que celles-ci soient intégralement versées au trésor municipal, elles font plutôt l’objet de coupes de la part de certains agents véreux, qui se lancent dans une course effrénée à l’enrichissement personnel avec l’argent public.
On comprend mieux aujourd’hui pourquoi c’est ce service municipal essentiel qui avait servi d’exemple lorsqu’il s’était agi des travaux portant réorganisation des services municipaux. En effet, lors desdits travaux convoqués par le Maire de Libreville, l’expert suivi-évaluation qui avait réalisé la radiographie de la maison Commune, avait mis à nue d’importants dysfonctionnements qui affectent l’IGM.
On peut dire que son diagnostic n’était que la partie visible de l’iceberg. Dans son fonctionnement quotidien, c’est une » mafia » qui y sévit. Le réseau est tellement huilé et tentaculaire.
Suite à nos investigations, corroborées par certaines sources fiables, les responsables qui sont chargés de faire la programmation des agents contrôleurs sur le terrain ont mis en place un système de prédation et de monneyage envers leurs collègues.
En effet, selon notre source, pour espérer faire partie des missions sur le terrain, il faut abouler 20.000 fcfa par jour au chef assurant la programmation. Soit un montant de 100.000 fcfa par semaine et par agent.
La majorité des versements des recettes se font dans les bistrots. Hormis cela, avant le versement au cabinet de l’IGM, ces mêmes » mafieux » procèdent à la falsification des fiches attestant le versement des recettes municipales. Ainsi, par exemple, si les agents recouvreurs ont atteint un montant 250.000 fcfa, il est déclaré une somme inférieure, le reste entrant dans leurs poches. Deux noms qui font tourner ce business de placement d’agents en contre-partie d’une somme due sont cités par notre source. Il s’agit de J. N.T et A M.
Selon toujours notre source, un certain N.E.Y, en complicité avec une Conseillère en poste à l’Hôtel de ville, porte 105, se font des sous dans le dos de l’IGM et des autorités municipales.
Leur stratagème : ils présentent d’abord aux opérateurs économiques le document de contrôle pour une période de trois mois, selon la réglementation en vigueur. Mais, pour des raisons que, eux seuls connaissent, ils se pointent plutôt chaque mois auprès de ces derniers pour exiger des sommes mirobolantes sans reçu.
Tel est le cas des magasins dénommée » King » et » Ali Bon Prix » situés dans le marché de Nkembo ( 2ème arrondissement ) où N.E.Y récupère au compte de la » cosa nostra » de l’IGM, 700.000 et 500.000 fcfa chaque mois, sans que les autorités municipales n’en soient informées.
D’après notre source, les opérateurs économiques désabusés commencent à bomber le torse. Ils se réservent prochainement le droit de contester et de dénoncer ces pratiques d’extorsion de fonds.
Il convient de rappeler que pour des faits similaires, punis par la loi, trois agents municipaux ont été dernièrement placés sous mandat de dépôt.
On espère que les autorités municipales vont se pencher sur cette affaire pour démanteler ce vaste réseau d’agents véreux avec tous leurs complices qui sont logés au sein de l’administration centrale municipale.

