Au Gabon, la grève des enseignants demeure un sujet brûlant, et certains responsables d’établissements scolaires, tant au niveau des lycées que des collèges, sont accusés d’adopter des comportements répressifs. Les enseignants rapportent vivre des pressions considérables, tandis que les parents d’élèves se retrouvent également dans le viseur de ces derniers. Des menaces d’exclusion sont proférées à l’encontre des élèves en cas d’absence prolongée, créant un climat d’angoisse.
Un enseignant rencontré à Bikele, à Libreville, dénonce la « transformation des fiches d’émargement en instruments de surveillance destinés à sanctionner les absences ». Il qualifie ces pratiques « d’intimidation » comme étant archaïques et souligne que le mécontentement de la tutelle face à l’inaction des chefs d’établissement a conduit à des « mesures coercitives, incluant des intimidations et des menaces de suspension de salaires des enseignants ».
Parallèlement, les parents d’élèves sont sommés de ramener leurs enfants à l’école sous peine d’exclusion définitive après 36 heures d’absence. « Ce climat de pression met en lumière la réalité des établissements scolaires au Gabon, où le gouvernement semble davantage préoccupé par son image que par le bien-être des enseignants et des élèves ».
De plus, continu notre interlocuteur, les responsables d’établissement refusent de remettre aux enseignants leurs documents de présence, exacerbant ainsi un climat de méfiance et de tension. ce qui soulève, selon l’enseignant, des interrogations sur la gestion de l’éducation et le respect des droits des enseignants dans le pays.

