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Gabon: UOB vers un débrayage ?

Ce mardi 20 janvier, le Syndicat national des enseignants-chercheurs de l’Université Omar Bongo a annoncé avoir déposé un préavis de grève auprès du recteur. Cette décision a été prise lors d’une assemblée générale qui s’est tenue le 16 janvier dans cet établissement d’enseignement supérieur. Alors que le climat social est déjà tendu en raison de la grève des enseignants, le Snec envisage de déclencher un mouvement de grève prochainement.

Lors d’une conférence de presse ce mardi 20 janvier,  Mathurin Ovono Ebe, président de la section Snec UOB, a précisé qu’un préavis de grève de huit jours a été déposé ce matin. Les revendications formulées lors de cette assemblée générale portent sur plusieurs points cruciaux, tels que les régularisations administratives et financières, le paiement des vacations, ainsi que la situation des postes vacants à l’UOB.

Mathurin Ovono Ebe a souligné que, malgré l’appréciation du « volontarisme » du ministre en poste, il est impératif de mettre en place des commissions rapidement pour éviter la crise actuelle dans l’éducation nationale.

Concernant les vacations, il a été révélé que l’administration de l’UOB doit encore 464 937 832 francs CFA aux enseignants-chercheurs, en plus de 567 696 932 francs CFA pour le second semestre de l’année 2024-2025. À ce jour, sur une dette totale de plus de 737 millions de francs CFA, seuls 272 millions ont été réglés, ce qui représente à peine un tiers. Cette situation est jugée insupportable par le syndicat, qui a accordé un délai d’une semaine aux autorités universitaires pour régler cette dette.

La situation des postes vacants à l’Université Omar Bongo, notamment celui de vice-doyen, des directeurs de départements, du directeur de la scolarité centrale et du vice-recteur, suscite des préoccupations. Le Snec-UOB souligne que cette vacance contribue au dysfonctionnement de l’administration et insiste sur la nécessité de pourvoir ces postes afin d’améliorer l’organisation interne.

Par ailleurs, le syndicat exprime son inquiétude concernant la situation juridique et administrative de l’Institut des Langues. Il appelle l’administration à régulariser cette situation pour permettre à l’institut de « sortir de sa clandestinité ». De plus, le Snec-UOB demande une meilleure planification de ce projet, en impliquant toutes les parties prenantes, afin d’assurer une gestion efficace.

Enfin, à la Faculté des Sciences, le port de l’uniforme est un sujet de préoccupation pour le Snec-UOB. Dans son cahier de revendications, le syndicat déplore également les conditions de travail difficiles, exacerbées par des salles de classe insalubres. Mathurin Ovono Ebe a souligné que « ces conditions entravent l’utilisation des salles de classe de 8 à 21 heures, comme le prévoit le système Licence-master-doctorat». L’administration de l’UOB dispose de huit jours pour répondre à ces revendications, faute de quoi un mouvement de protestation illimité pourrait être déclenché.

 

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