L’Assemblée générale de l’Union syndicale des personnels d’appui et des unités administratives publiques assimilées du Gabon, qui s’est tenue le samedi 10 janvier au ministère des Affaires sociales a décidé de la poursuite de la grève lancée depuis novembre dernier.
Initiée le 19 novembre dernier, cette grève témoigne de la détermination des agents à faire entendre leurs voix. Jean Bosco Boungoumou Boulanga, président du syndicat, a souligné l’importance de l’action syndicale et a réaffirmé les revendications considérées comme non négociables. Parmi les principales demandes des agents figurent la revalorisation salariale, avec une augmentation du SMIG de 80 000 à 150 000 FCFA, l’intégration des agents non permanents qualifiés dans la Fonction publique, ainsi que le règlement intégral de la dette sociale de l’État.
De plus, le respect des codes du travail et de la sécurité sociale est également au cœur des préoccupations. Malgré la poursuite de la grève, l’USPAUPAG a reconnu certaines avancées, notamment le décaissement de 6 milliards de FCFA en décembre 2025. L’USPAUPAG a également exprimé son désaccord avec le décret du 18 décembre 2025, qui augmente les cotisations sociales, le qualifiant de réforme socialement déséquilibrée, d’autant plus que les salaires n’ont pas été revalorisés auparavant. M. Boungoumou a insisté sur le fait que la grève ne sera suspendue qu’une fois qu’un cadre formel de négociation objective sera établi par l’État employeur.

