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SÉNAT / PORTRAIT: Un « Phénix », Héritier politique d’Albert NDJAVÉ – NDJOY

Par : Jean-Christian KOMBILA*

IL est des symboles profondément évocateurs, en effet, qui portent plus d’ambitions et de sens politique que bien d’autres :L’élection à la Chambre Haute du parlement bicaméral gabonais de M. Christian Bongo comme Sénateur PDG du Département de l’Ogooué et des Lacs en est un. Indubitablement, tant il marque d’une manière imparable la communauté démocratique nationale en quête de repères autant que l’Histoire en marche de la V è République naissante.

Au-delà de son écho provincial retentissant, l’intérêt de ce triomphe fondé sur le suffrage universel indirect tient essentiellement à une chose : ses ressorts anthropologiques et culturels édifiants, objets de curiosité fécondante pour les uns, mais surtout fondateurs de légitimité politique incontestable de l’avis unanime. Navigant patiemment le long du fleuve Ogooué, de Ompomwana vers Aschouka,  au détour de Ntiatanga, Oronga, Ngomo, Izoluè, Pointe- Élise, Ambia et Inguendjia, « ici, Christian Bongo est l’enfant du Grand Village  » affirme, péremptoire, un notable.

Dans cette circonscription électorale, les adversaires du Parti démocratique gabonais, sous le boisseau et bien plus ont été pris de vitesse pendant cette joute électorale. Pour cause : L’authenticité de cette candidature naturelle, pourtant exprimée seule dans les formes requises aux instances du Parti pour validation et investiture, leur avait plus ou loin échappé. Cette étape aboutie, au  Département elle seule aussi aura été fédératrice des forces politiques rivales, des forces sociales et économiques, des notabilités, ainsi que du Collège des Grands électeurs constellé des Conseillers municipaux et départementaux. De facto, ouverte et dégagée fut la voie fluviale, et partant le trajet menant du Département de l’Ogooué et des Lacs vers le Palais Omar Bongo Ondimba.

Auparavant, il lui aura fallu néanmoins manifester son volontarisme sur le terrain politique. 

Ce faisant, il n’a pas hésité à prendre son bâton de pèlerin pour se déployer à travers le pays, en compagnie des hiérarques du PDG pour apporter un soutien multiforme et déterminant aux candidats investis par sa famille politique pendant cette longue séquence électorale inaugurale de l’après 30 Août 2023..

Cet engagement territorial prit naturellement des allures de stratégie d’investissement territorial. De même, il fit montre d’une  implication prépondérante, sans tambour ni trompette, dans la Trêve inespérée obtenue entre les deux camps en lutte ouverte pour le contrôle de l’appareil partisan en prélude aux élections politiques générales, a considérablement transformé la stature de l’homme en interne. Y compris le rapport de l’institution à cette personnalité volontiers discrète, rompue aux arcanes du pouvoir.

En pleine conjoncture politique critique, où le PDG se trouve confronté à une érosion cruelle des effectifs, autant qu’à une fuite effrénée de vieux militants chevronnés, voire  aux incertitudes stratégiques et à un vide doctrinal, l’ancien Parti au pouvoir redécouvre là, un fin connaisseur de la pensée politique naguère fécondante des dynamiques électorales victorieuses. Une doctrine articulée autrefois autour d’une conception historique de la nation, appelée à taire ses divisions stériles, mais plutôt à se rassembler afin d’accomplir une œuvre de rénovation profonde digne de son génie et de ses traditions ancestrales.

Dans un contexte global de « Crise de la médiation politique », du moins au regard du bouillonnement des mouvements sociaux et de la montée des radicalités, son aptitude au « Lobbying politique  » parlementaire est de bon augure en vue de  la construction des « compromis » gouvernementaux et de la mise en perspective de la réconciliation des forces politico-sociales.

Inéluctablement, le PDG peut compter sur cette voix rationnelle et audible. 

A l’heure du bilan d’étape, ce positionnent en tant qu’Acteur politique crédible et Médiateur naturel lui  a garanti un juste retour sur investissement politique,  bénéfique à  court et moyen terme, sans aucun doute aussi pour l’avenir évidemment. Sur le terrain, les Conseillers municipaux et départementaux issus de la pluralité des partis (UDB, PDG, UPR…) ayant « pignon sur le fleuve » ont adoubé, en toute transparence, l’héritier des Grands sages d’Izoluè.

Là-bas, justement, « c’est le village de son père, feu général et Médecin militaire  Albert Ndjavé Ndjoy » souligne avec conviction un éminent confrère natif du cru. Et d’ajouter : « Christian Bongo est notre Sénateur. Il perpétue l’héritage politique de son père Albert Ndjavé Ndjoy et de son grand-père, le vieux Tâ Ndjoy ».

Député PDG de la Neuvième Législature (1996), 3 è siège District de Aschouka et canton Ogooué- Aval, réélu en 2006 sous la XI è Législature, Albert Ndjavé Ndjoy avait, lui-même, repris avec majesté le flambeau politique de son illustre père, « Tâ-Ndjoy » Élie, Député des III è (1964-1967) et IV è Législatures (1967-1973). Comme qui dirait « l’Enfant est le Père de l’Homme ».

Dans un Sénat tout aussi renouvelé, en vue d’une représentation efficace des Collectivités locales et des territoires, M. Christian Bongo  y effectue une entrée spectaculaire, à la fois pétrie de symboles et s’inscrivant dans une optique de renouvellement de paradigmes. Au Palais Omar Bongo Ondimba, du nom du Doyen des Chefs d’Etat du continent africain (1967-2009)  jusqu’à sa mort à Barcelone, chacune de ses prises de parole, voire de position, sera sans cesse décryptée.

Cela est d’autant plus vrai que dans la dynamique de renouvellement de l’Exécutif de la seconde Chambre du Parlement, ses pairs l’ont plébiscité en tant que Président du Groupe parlementaire PDG au Sénat ! Les Sénateurs estampillé PDG lui offrent, par là – même, une puissante tribune politique d’impulsion d’une autre manière de poser loyalement les problèmes politiques et sociétaux, dédiée à la satisfaction prioritaire des besoins élémentaires des populations, ainsi que des localités.

Réputé sensible aux valeurs de Gauche, le choix porté sur lui est à la fois un Acte politique et un message fort, empreints de Noblesse incomparable transmis à la communauté démocratique nationale par  les Grands Électeurs migovéen », voire les populations migovéennes sans exclusive.

Un message, au fond, synonyme de Devoir de Mémoire.

L’ observateur averti  y voit un signe bienveillant des Cieux, comblant légitimement de fierté ses glorieux Pères, dont le premier Président du Sénat, M. Georges Rawiri. Lequel n’a eu de cesse de marteler que dans cette enceinte chargée de souvenirs, « la seule bataille qui vaille est celle de l’Homme. Car c’est l’Homme qu’il s’agit de sauver  » ici pour incarner « le Vrai Héritage » Omarien. Décomplexé, décomplexifié et ouvert à la modernité.

Pour le président du Groupe parlementaire PDG, cette tribune s’avère opportune, en vue de faire valoir son leadership et son expertise technique multisectorielle, nécessaires pour se hisser à la hauteur de la rupture qu’entend porter la V è République compétitive, en cette ère d’Économie internationale du Savoir.

Ancien pensionnaire du « Grand » Lycée National Léon Mba (Bac D), son « CV » montre que l’Homme a de la bouteille.

Économiste, ayant fait ses classes au Laboratoire d’Économie Appliquée ( LEA – UOB), ce pur produit du Pr Albert Ondo Ossa a soutenu, avec brio,  une thèse de Doctorat dédiée à l’Impact de la Dette sur la Croissance. Diplômé de l’Institut des Hautes Études de la Défense nationale (IHEDN Paris), il est aussi lauréat du Centre de Formation de la Profession bancaire, ainsi que de l’Institut d’Études Politiques (IEP-Paris).

En somme, une évidence s’impose : le Président du Groupe parlementaire PDG au Sénat a surtout le profil de la fonction. Un profil conforme au contexte d’exigence d’élévation du niveau de compétences politiques et techniques des élus dans une société transparente, mutante et mise sous pression au quotidien par les NTIC.

Chef de file du Parti au Sénat, lui-même a bien conscience des enjeux politiques à relever solidairement par les élus. Le Groupe exerce, bien entendu, de larges prérogatives. En tant que Président, sa voix originale nourrit des attentes légitimes, y compris au sein de la Conférence des présidents. Où s’organisent les débats dans l’hémicycle, donnant lieu à un examen transparent du fonctionnement de la Chambre Haute.

Mieux, l es défis urgents ont été lucidement identifiés, loin de tout complexe de culpabilité par l’ancien Parti au pouvoir. En termes de « Lutte contre les déserts administratifs  » nécessitant un vibrant plaidoyer en faveur de la défense des services publics et du protectionnisme économique. Autant que dans l’arrière-pays, les réalités quotidiennes accablantes militent ici en faveur d’une accélération de la mise en œuvre de la Loi sur la Décentralisation.

« Il faut hâter le transfert de compétences de l’État vers les Collectivités territoriales  afin que celles-ci bénéficient d’une certaine autonomie de décision et de leur propre budget  selon le principe de libre administration. Bien sûr, sous la surveillance d’un représentant de l’État, l’autorité de tutelle  » indique-t-il. On est d’avis, à l’unisson, que la tutelle vérifie en principe uniquement la légalité des actes émis par les Collectivités territoriales.

Au final, faisant acte de pédagogie répétitive, M. Bongo conclut : « Ce contrôle est la contrepartie nécessaire du principe de libre administration des Collectivités et rappelle le caractère unitaire de l’État ». On en convient, cette relative autonomie permettra de traiter la diversité des situations locales afin d’y apporter des réponses urgentes et appropriées.

Administrateur- Directeur général de la Banque gabonaise de développement (BGD) entre 2002 et 2010, artisan majeur de son Cinquantenaire mémorable, l’Héritier » de MM. Jean Félix Mamalépot, Richard Auguste Onouviet et Claude Ayo-Iguendha à la tête de la légendaire institution de financement du développement local, cumule aussi une expérience professionnelle pragmatique en matière d’accompagnement des territoires. Celle-ci est capitale pour fonder, à juste titre, cette résurrection politique personnelle, et incarner également cette force d’entrainement vectrice  d’innovation apte à résoudre les problématiques socio-économiques, environnementales et écologiques de l’heure.

Rappelons que, banni des projecteurs par le régime déchu d’Ali Bongo-Accrombessi-Sylvia-Nourredine, 14 ans durant,  avec de nombreux compatriotes intègres et compétents arbitrairement écartés et psychologiquement meurtris, ce retour au premier plan via le suffrage universel indirect est en soi une véritable Restauration. Laquelle s’inscrit en droite ligne de la mythologie gréco-romaine autour du Phénix. Cet oiseau chimérique à la vie longue, incarnation de la force éternelle depuis l’antiquité, symbole d’un monde résilient et dont la particularité est de renaître de ses cendres. « Dans notre Département, au cours de ce processus électoral inédit, l’esprit de famille a sans cesse prévalu. Ce qui importe, c’est de servir toujours les populations locales  » conclut le Vénérable président.

En somme, du Département de l’Ogooué et des Lacs au Palais Omar Bongo Ondimba, longue aura été cette navigation du fleuve pour sortir plus que jamais de l’ombre à la lumière et amorcer la revanche collective sur l’Histoire.

 

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