Une semaine, après avoir annoncé un audit sur les conventions de prestations, le maire de Libreville a lancé les travaux de la Commission Ad-hoc. Cette commission, qui dispose de quinze jours pour remettre son rapport, a pour mission de centraliser toutes les conventions existantes, d’évaluer les équilibres financiers, de réviser les clauses contractuelles défaillantes et d’examiner la validité des conventions, y compris la possibilité de résiliation en cas d’achèvement du retour sur investissement.
En passant de la parole aux actes, Pierre Matthieu Obame Etoughe a initié, le lundi 15 décembre, l’un des chantiers majeurs de son mandat. L’audit des conventions de prestations, annoncé en début de semaine précédente, a été officiellement lancé en présence de ses adjoints et de plusieurs collaborateurs. Pour mener à bien cette tâche, une Commission Ad Hoc a été constituée, chargée de l’audit et de la régularisation des conventions de prestations, ainsi que des concessions domaniales et des baux à construction des marchés municipaux de Libreville.
Selon un communiqué de la mairie de Libreville, cette commission est composée de directeurs, de conseillers, de juristes et de membres des services techniques de la mairie. Le rapport de cette commission, dont les travaux s’étendront sur quinze jours, vise à remettre de l’ordre dans les espaces marchands, à sécuriser les recettes et à refonder des partenariats jugés déséquilibrés.
La commission Ad-hoc, dirigée par le maire, se concentrera sur la centralisation de toutes les conventions en vigueur. Son travail inclura l’évaluation des équilibres financiers, tels que les loyers et redevances, ainsi que la révision des clauses contractuelles défaillantes. De plus, elle examinera la validité des conventions et envisagera leur résiliation si le retour sur investissement est atteint.
Cette initiative vise à assainir la gestion des marchés de Libreville et à assurer une exploitation équitable et transparente des espaces commerciaux municipaux. Le président du Conseil municipal, Pierre Matthieu Obame Etoughe, aspire à améliorer la situation actuelle en menant ces travaux d’audit. Les résultats de ce rapport devraient orienter les décisions pour une gestion plus efficace des biens de l’institution et des intérêts des habitants de Libreville.
Toutefois, il reste à voir si Pierre Matthieu Obame Etoughe poursuivra cette démarche jusqu’à son terme. Une telle opération est, en effet, cruciale pour la mairie, compte tenu des problèmes de gabegie et d’opacité qui ont affecté cette institution.

