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Setrag : Récemment accusé de pratique de corruption, Christian Magni sort du silence

Récemment accusé  d’avoir acquis un véhicule tout terrain (VTT) de manière peu orthodoxe auprès d’un fournisseur de la société qu’il dirige, l’actuel directeur général de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) a écopé d’une sanction de 8 mois de la part de la Banque mondiale. Dans un entretien exclusif accordé à notre confrère Gabon Quotidien, le patron de la SETRAG fait la lumière sur les circonstances de l’acquisition  de ce VTT.

Récemment, la Setrag a été bousculée par une affaire de corruption qui impliquait son patron. Christian Magni. Ce dernier a été accusé d’avoir acquis un VTT de manière peu conventionnelle auprès d’un fournisseur de société qu’il dirige depuis  4ans déjà. Une situation qui lui a valu une sanction de 8 mois de la part de la Banque mondiale, qui a vu en cet achat une pratique de corruption.

Pour faire toute la lumière sur cette affaire qui a récemment fait couler beaucoup d’encre et de salive, le chef d’entreprise  a accordé un entretien exclusif à notre confrère de ‘’Gabon Quotidien’’. Lors de cet entretien, il est revenu sur les circonstances de l’achat de ce VTT, alors qu’il n’était encore que directeur général adjoint. « En 2018, j’ai mandaté le représentant de l’entreprise canadienne prestataire de la SETRAG à cette époque afin de me mettre en relation avec un particulier au Canada pour l’achat d’un quad d’occasion. Cette acquisition a été entièrement financée par mes moyens personnels. Afin d’éviter tout conflit d’intérêt, j’avais pris soin d’en informer ma hiérarchie dès le début de la démarche. » affirme-t-il.

Ainsi, bien que l’opération d’achat de ce VTT ait été fait de manière transparente, Christian Magni s’est plié aux « mesures correctives volontaires », de l’institution financière notamment en restituant le véhicule au propriétaire. Un acte qui lui a d’ailleurs valu la réduction de la durée de sa sanction. « Toutefois, mon employeur m’a enseigné, notamment à travers les interventions de la Banque mondiale en matière d’éthique, que ce type d’opération, bien que menée en toute bonne foi et sincérité, était à proscrire. C’est pourquoi, afin d’écarter tout doute ou scepticisme, le bien a été purement et simplement retourné au vendeur, comme en attestent les documents que je vous présente», indique t-il.

Tirant des leçons de cette affaire sur la transparence et la communication qui doivent toujours prévaloir dans toutes les actions qui engagent de près ou de loin l’entreprise, pour ce chef d’entreprise, « cette expérience m’a profondément marqué et m’a appris l’importance de la transparence et de la communication. En tant que dirigeant, il est crucial de s’assurer que même les actions les plus personnelles soient menées avec transparence, car elles peuvent être mal interprétées et nuire à la réputation de l’entreprise. Cela m’a également renforcé dans ma conviction que nous devons toujours être prêts à répondre de nos actions de manière claire et ouverte. »

S’agissant de sa crédibilité qui a été mise à lourde épreuve suite à cette affaire, le patron de la Setrag rassure les partenaires et ses collaborateurs, « je comprends parfaitement les doutes que cette situation a pu susciter. Toutefois, je tiens à assurer à tous nos partenaires et collaborateurs que mon engagement envers l’éthique et la transparence est absolu. Cette expérience m’a permis de renforcer mes convictions et de mettre en place des mesures concrètes pour garantir la bonne conduite des affaires au sein de la SETRAG. Je suis plus déterminé que jamais à maintenir la confiance de ma hiérarchie, de nos partenaires et à diriger l’entreprise avec rigueur et responsabilité».

 

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