Le procès relatif au naufrage du ferry Esther Miracle, appartenant à la compagnie Royal Coast, a débuté hier, mardi 7 avril, au Tribunal de première instance de Libreville. Cette audience a permis aux parties civiles de partager leurs témoignages sur les événements tragiques survenus le 9 mars 2023, qui ont coûté la vie à 30 passagers, et la disparition de 16 corps toujours introuvables à ce jour.
Les récits des victimes devraient aider les procureurs à mieux comprendre les circonstances entourant ce naufrage et à établir les responsabilités. Au palais de justice, les rescapés ont mis en lumière plusieurs dysfonctionnements liés à cet accident qui a profondément marqué la nation.
Ils ont pointé du doigt les défaillances des mesures de sécurité et ont accusé l’État de ne pas avoir joué son rôle de protection. Selon les témoignages, les membres de l’équipage ont disparu après l’explosion d’un moteur, laissant les passagers dans l’incertitude et l’obscurité, tandis qu’un membre de l’équipage aurait même fui à bord d’un canoë.
À l’issue de cette première audience, les responsables de l’entreprise ainsi que ceux de la Marine marchande de l’époque devront faire face à des accusations graves, notamment d’homicide involontaire, de blessures involontaires, d’omission de porter secours, de faux et usage de faux, ainsi que de mise en danger de la vie d’autrui.
Plusieurs personnalités, dont Fidèle Angoue Mba, le DG de la Marine Marchande au moment des faits, sont actuellement en détention préventive à la maison d’arrêt de Libreville dans le cadre de cette affaire.

