Depuis déjà plusieurs semaines, l’Hôtel de ville de Libreville vit sous un nuage de suspicions, de dévoiement, d’intrigues, et finalement l’incongruité. Cette situation qui touche à la crédibilité de l’entièreté de son conseil, laisse pantois tout observateur. Un imbroglio en même temps le regard de cette institution vers la gestion préférentielle à venir autant pour son édile que pour ses administrés.
Le palais du citadin de Libreville est-il devenu ce panier à crabes où l’on ne peut rien retirer sans se faire pincer, même pour les mains venues rendre leur liberté à ces crustacés ? À la mairie centrale de la capitale politique gabonaise, les jours passent mais avec toujours le même climat, la même météo. Ciel lourd, vend sec avec très peu d’oxygène, grondements lointains de tonnerre et toujours des éclairs d’une intensité électrique à électrocuter tous ceux qui n’ont pas des combinaisons parafoudre genre de protection quoi, ou alors qui pensent pouvoir se sécuriser dans les contreforts politique. Malheureusement, ces contreforts semblent être, depuis un certain temps, des machines à briser, à manipuler voire, des machines à machination.
De toute évidence, le mandat de l’actuel conseil municipal, depuis son entame, annonçait déjà que mener la barque Hôtel de ville de Libreville, dans ce fleuve infesté de voraces tueurs, exigeait bien autre chose que la volonté de bien faire et de la compétence à pouvoir le faire mais par contre, elle a démontré qu’il fallait être bien ancré dans les réseaux et intrigues politique.

La réalité tient à la vérité de relever et reconnaître que, la Ve République n’est pas encore pubère tout comme elle reste imberbe malgré ses prémices encourageants et sa précocité dans la démarche de l’innovation politique pour que le verbe toujours usité se transforme en quelque chose de palpable. Cette nouvelle République n’a pas eu le temps scientifique et politique pour se constituer des réseaux politiques avec des verrous, véritables amortisseurs des formations politiques, anciennes ou nouvelles.
Le pouvoir politique et l’argent sale, en jeu
Les faits à l’Hôtel de ville de Libreville sont révélateurs d’une lutte pour l’accaparement subtil des manettes de la politique du nouveau pouvoir de Libreville, sous la houlette du tout nouveau parti politique au pouvoir à savoir, l’Union Démocratique des Bâtisseurs, avec à sa tête, le président de la République, chef de l’État, chef du Gouvernement, seul responsable devant le peuple gabonais souverain, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Oui, c’est bien de cela qu’il s’agit, les vieux malins politiques, grâce à leur positionnement à la Mairie de Libreville sont déterminés à contrôler les cœurs et les émotions du peuple et ceci est parfaitement faisable s’ils contrôlent les fluctuations du contrat social de Oligui Nguema avec le peuple gabonais. Plus grave encore, il veulent au mieux, le faire en dessaisissant l’écurie politique du chef de l’État de se pouvoir ou de manière sibylline, mettre un des leurs masqué, habillé de la bonne tenue du parti présidentiel avec un bon nom à consonance héritage et le patron du parti ne verra que de la fumée.
L’Hôtel de ville de Libreville est le meilleur mirador pour observer le peuple, parler avec le peuple, jauger la santé mentale du peuple. C’est aussi le couloir idéal pour se fondre, entendre et comprendre, pousser ou bloquer, apaiser ou énerver, assainir le chemin pour les meilleures conditions de vie et le mieux vivre ensemble ou au contraire, c’est l’espace approprié pour faire des croches pied pour que la moutarde monte au nez de la populace et que tout se renverse quand ils le voudront.

L’Hôtel de ville de Libreville étant alors l’épicentre de la gestion politico-communautaire du pays, pour contrôler les populations et être politiquement puissant, il faut avoir sous son contrôle, pour le cas du Gabon, l’Hôtel de ville de Libreville.
Au risque même de défier le parti majoritaire en apparence dans ce conseil municipal et partant son chef. Objectif, déposséder l’UDB de la gestion de la plus grande ville du pays et phagocyter politiquement et directement son Chef car en politique, c’est le terrain qui commande la manœuvre.
Comme les hyènes affamées et avides de sang frais
Dans le cas de figure de la crise créée de toutes pièces à la mairie de Libreville, le plus vieux parti politique du pays semble-t-il, fait appel à son expérience dans les intrigues, après tout, la politique n’est pas pour les saints ou pour les anges même si naïvement, certains peuvent le croire. Les vieux de la vieille, dans leur caravane et pour tout écraser, comptent activer ses infiltrés, indiscutablement en mission dans le formations politiques nouvellement nées et la plus visée est celle née avec une cuillère en or entre les lèvres, ce qui, manifestement attire. La machine qui se voulait indestructible enclenche d’abord puis déclenchera bientôt ses réseaux pour bloquer cette machine du développement, du dépoussiérage et du renouveau qui lui fait déjà, avec bien sûr d’autres nocturnes, déjà beaucoup de mal avec des nuits sans sommeil.
Tout ceci pour renverser l’ordre démocratiquement établi à la mairie centrale de Libreville, les champions des réseaux et des intrigues, s’apprêtent à bondir comme des hyènes sur le morceau tant convoité, à la moindre distraction, question d’habitude. Dans cette projection, il y’a deux hic: il y’a que, le timonier s’appelle Brice Clotaire Oligui Nguema, ce mutant des temps nouveaux, à la fois sang chaud et sang-froid, insaisissable et illisible, en fait, quelqu’un qui assume ses choix et refuse de se prévaloir de ce que ses inquisiteurs peuvent voir comme des turpitudes.
Deuxième hic, il s’avère que à la tête de cette institution, le président de la République un technocrate pas foncièrement politique, un étranger aux intrigues politiciennes, un enfant issu des quartiers populaires, pas un fils à PAPA, un U.D.BISTE par loyauté au patron de cette formation politique. C’est sur lui que s’est posée l’onction de Brice Clotaire Oligui Nguema pour assumer ces responsabilités importantes et convoité et voilà Pierre Mathieu Obame Etoughe, maire de la commune de Libreville capitale politique gabonaise.
Pour les Psycho-sociologiques, quand on regarde et suit le mode de fonctionnement de l’édile de Libreville depuis près de cinq mois qu’il est au perchoir, on est tenté de dire qu’il croit plus au Président de la République, Chef de l’État qu’il ne le supporte. En psychologie du pouvoir, il est couramment et constamment constaté que l’on ne trahit jamais ce à quoi l’on croit, l’on trahit ce que l’on supporte.
Pierre Mathieu Obame Etoughe se retrouve aujourd’hui entre les supporters de Brice Clotaire Oligui Nguema d’une part, très souvent profito-situationnistes, pour paraphraser Alexandre Barro Chambrier, au temps de son opposition, d’autre part, des très nombreux infiltrés du parti des masses qui a toujours refusé des massettes. Aussi, pendant que les premiers trahissent en piquant dans les côtes du choix de celui dont ils proclament haut et fort, partout où besoin se fait sentir, être ses fervents supporters, les autres font ce sur quoi ils excellent depuis plus d’un demi-siècle, donner des coups de masse sans répit. Autant la pratique est courante à l’intérieur de leur écurie, Omar Bongo lui-même en a été plusieurs fois sujet à ces pratiques, et bien proche de nous, combien des leurs ont été maltraités, salis et humiliés jusqu’à connaître le cachot. Etc.
D’ailleurs, l’habitude s’est installée voire perpétuée dans ce premier mandat municipal de la Ve République de la ville de Libreville, avec l’éviction du conseil du conseiller municipal du 2e arrondissement de Libreville pourtant porté au rang de 6e Maire adjoint de la Commune de Libreville par ses pairs et après élection, par des intrigues toujours, ce dernier s’est vu chasser manu militari par sa propre formation politique. Ainsi, le pauvre Moussotsi Moussavou et ses soutiens sans soutien n’avaient que leurs yeux pour pleurer. Maintenant, il est dit, presque sous cape mais suffisamment audible pour être relayé, que les formateurs de ce genre de coups veulent exporter leur savoir-faire à l’extérieur de leur parti politique. Omar Bongo lui-même en a été plusieurs fois sujet et victime de ces pratiques avec l’arrivée du groupe des jeunes rénovateurs, venu expressément pour sabrer de la RÉNOVATION de l’homme fort de tous les temps au Gabon.
Quand croire à un homme met à l’étroit
Les ombres de l’ombre remplissent l’espace de la raison et de la vérité espérant ainsi peindre sous leurs couleurs, Brice Clotaire Oligui Nguema, seul maître à bord de L’UDB comme il l’est à la tête du Gabon. Les couleurs du reniement perpétuel, de l’inconstance psychologique, de l’impertinence politique, de l’émotion non contrôlée même si en politique il faut avoir la froideur d’un serpent, aime à dire le monument politique, André Dieudonné Berre.
Au-delà de tout ça, il y’a aussi et surtout des arrangements de bas étages, cherchant à préserver indûment des biens issues de ce serpent dont parlait Feu Omar Bongo Ondimba et que les jouisseurs ne se fatiguent point de jouer avec ce venin qui tue les politiques salvatrices pour les populations et dès ce peuple qui reste toujours en attente. Une chose est sûre dans cette odyssée de l’Hôtel de ville de Libreville, ça ne pourra pas marcher et ça ne marchera pas car cela ne doit pas marcher. Le journaliste est le témoin de l’histoire et l’histoire rappelle que cet homme d’Oligui Nguema qui a vu beaucoup de mûrs et de pas vertes, qui a été trop retardé voire, dévié de sa trajectoire ou éloigné de son objectif, ne peut pas ou plus se faire prendre par ces mêmes sons de sirènes malfaisantes. Le président de la République ne mettra pas en mal sa politique et sa crédibilité en agissant comme le souhaitent les échoués du 30 août 2023 ou encore tout autre dépeceur obscur de la richesse et autres revenus de notre économie au détriment du plus grand nombre.
Pierre Mathieu Obame Etoughe, sans véritablement le connaître, est un empêcheur de perpétuer les anciennes vilaines pratiques à la mairie centrale de Libreville. Le moindre coup de pied dans cette gigantesque machine parasitée par les vices dont Oligui Nguema a horreur, créé un séisme dans le monde des prédateurs de l’ombre. Pierre Mathieu Obame Etoughe fonce comme son Chef, s’efforce à décider comme lui. Son Chef est son modèle et vouloir l’évincer parce qu’il fait comme son Chef à savoir, rigueur, clairvoyance, inclusivité saine et réfractaire aux compromissions, c’est porter un rejet frontal au style d’Oligui Nguema et si l’on est contre les méthodes d’Oligui Nguema, qu’est-ce que l’on fait à ses côtés si ce n’est saboter son œuvre, sa politique, et cela signifie bien ce que ça signifie.
Que ceux qui veulent vérifier s’il y’a véritablement loyauté de la part de Pierre Mathieu, qu’ils sachent que la loyauté ne se vérifie pas, elle se déclare simplement et s’accompagne des actes. La loyauté résiste aux hiérarchies rigides, aux cercles de pouvoir hermétiques. Être Maire central d’une capitale politique c’est être dans la proximité du Grand Chef et être dans la proximité du Grand Chef créée autant de jalousie que les fidélités du système et de paroles. C’est parce que le Président de la République et le Chef de l’Union Démocratique des Bâtisseurs sait que, ces outils de tout vrai bâtisseurs que sont le fil à plomb et le niveau, tombent à pic sur l’œuvre en pleine construction. Que le maire de Libreville choisi par lui-même, cela ne saurait être autrement, issu des rangs de L’UDB Pierre Mathieu Obame Etoughe sous son aile protectrice, sauf si il vient à trahir son mentor de modèle mais nous savons que le loyal ne trahit pas.

