Le Conseil départemental du Komo Mondah traverse une période de morosité, marquée par un climat de mécontentement au sein de son bureau. Cette situation est principalement due à une réduction significative des salaires des membres, qui a engendré un sentiment de frustration. Bien que cette problématique soit partagée par l’ensemble des conseils départementaux du pays, des sources fiables indiquent que le manque de rigueur et une gestion financière peu orthodoxe des précédents bureaux ont également contribué à cette dégradation.
Après la lutte acharnée pour obtenir une place au sein du bureau du CDKM, la réalité s’impose avec force. Contrairement à leurs prédécesseurs qui bénéficiaient de salaires plus élevés, les membres actuels doivent se contenter de revenus réduits, comme le révèle le dernier classement des autorités compétentes.
En effet, le Conseil départemental du Komo Mondah a été rétrogradé dans la hiérarchie des collectivités locales du Gabon, en raison d’une productivité financière insuffisante, comme l’indique la loi de finances 2026. Depuis leur prise de fonction en décembre dernier, les membres du bureau n’ont perçu que quelques mois de salaires, initialement fixés à 1.150.000FCFA pour le Président et 905.000FCFA pour le Vice-Président. Cependant, ces montants ont été considérablement revus à la baisse, malgré un décret prévoyant une augmentation des émoluments. Ainsi, les salaires ont chuté à 750.000FCFA pour le Président et 505.000F pour le Vice-Président, tandis que les perdiems lors des sessions sont passés de 140.000FCFA à seulement 40.000FCFA, accentuant encore davantage le mécontentement au sein de l’institution.
L’administration du Budget soutient que le déclassement en question respecte la législation en vigueur. Sauf que les bureaux précédents n’ont pas été soumis à une telle mesure. Ce phénomène ne se limite pas au Conseil départemental du Komo Mondah, d’autres conseils rencontrent également cette situation. « Cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’État de redresser les finances publiques à l’ère de la 5ème République », mais le cas du CDKM semble être le résultat d’une gestion financière peu rigoureuse par les bureaux antérieurs.
Un paradoxe se dessine : les agents cadres du Conseil perçoivent des salaires plus élevés que ceux des membres du bureau, ce qui soulève des interrogations sur l’autorité et la légitimité de ce dernier face à ces agents. Cette disparité salariale pourrait nuire à la cohésion et à l’efficacité du fonctionnement du Conseil, remettant en question la hiérarchie établie.
Si les salaires ont été réduits, il est légitime de s’interroger sur l’impact de cette décision sur le budget global de l’institution. Une telle mesure pourrait avoir des répercussions sur les ressources disponibles pour le fonctionnement et le développement des activités du Conseil.

