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Intervention de Sylvia Bongo sur F24 : le pouvoir de Libreville heurté par les propos de l’ex première dame

Invitée sur le plateau de France 24 pour une interview exclusive, l’ancienne première dame Sylvia Bongo a suscité des réactions négatives de la part des autorités gabonaises. Lors d’une conférence de presse tenue le dimanche 8 mars, le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a dénoncé des « contre-vérités et des récits déformés » relatifs à ses déclarations.

Lors de son entretien sur le plateau de France 24, Sylvia Bongo a évoqué un traitement inhumain à son égard et à celui de son fils, Noureddin Bongo Valentin. Des affirmations que  le gouvernement gabonais conteste. Selon Germain Biahodjow, le ministre de la Communication et des Medias,  l’ancienne première dame et son fils ont bénéficié d’un traitement respectueux des droits et de la dignité humaine, en conformité avec les lois en vigueur.

Bien que les propos de Sylvia Bongo relèvent de sa seule responsabilité, le ministre a critiqué France 24 pour ne pas avoir vérifié l’exactitude des informations avant leur diffusion.  «Il ne s’agit pas d’accuser France 24. Il s’agit pour le Gabon de condamner l’attitude de France 24 qui n’a pas pris du temps pour vérifier la véracité des informations données par l’ancienne première dame avant leur diffusion», a-t-il déclaré. Rappelant  que la liberté d’expression est garantie par l’article 14 de la Constitution gabonaise, mais qu’elle doit être exercée dans le cadre défini par l’article 26, justifiant ainsi la réaction du gouvernement face à cette interview.

Pour le  ministre de la Communication et des Médias, il est inacceptable que ces chaînes continuent à relayer de telles allégations sans fondement.

Profitant de cette conférence de presse, Germain Biahodjow, il précisé que l’ancien président de la République, Ali Bongo  a été traité avec humanité durant toute la période de transition militaire, une démarche, selon lui,  qui a permis au Gabon de bénéficier d’un soutien tant régional qu’international.

Face à cette attitude,  le gouvernement, de la voix de son ministre de la Communication, a mis en garde sur ces dérives, qui ressemblent selon lui, a une campagne de de désinformation. «Si cette attitude de la diffusion sur le territoire national des informations insuffisamment vérifiées et traitées persiste, le gouvernement de la République se réserve le droit souverain de suspendre l’émission de ces vidéos sur notre territoire à titre conservatoire», a annoncé Biahodjow. Selon lui, de telles diffusions nuisent aux « relations bilatérales et aggravent les problèmes institutionnels ».

 

 

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