L’Institut national de formation d’action sanitaire et sociale est de nouveau le théâtre d’un mouvement de grève illimité depuis ce lundi 16 mars, orchestré par les étudiants en fin de cycle, toutes filières confondues. Ces derniers exigent le versement de deux trimestres de bourses, ayant presque barricadé l’entrée de l’établissement pour faire entendre leurs revendications.
Après une période de calme suite aux précédents mouvements de grève l’an dernier, la situation s’est ravivée. Les élèves, en fin de formation, ont organisé un piquet de grève à l’entrée principale de l’Institut national de formation d’action sanitaire et sociale, qui est sous la tutelle technique du ministre de la Santé. La colère des élèves provient du non-paiement d’une bourse d’un trimestre, qui aurait dû être versée depuis janvier. Henry Assoumou Obiang, élève en imagerie médicale et porte-parole des grévistes, a précisé que la « situation devient d’autant plus préoccupante avec l’approche du mois d’avril, période à laquelle la prochaine bourse devrait être versée », entraînant ainsi un cumul de deux trimestres impayés.
En plus de leurs revendications concernant les bourses, les étudiants dénoncent également des conditions d’apprentissage jugées inacceptables. Ils soulignent l’absence d’une infirmerie au sein de l’institut ainsi que d’un réfectoire pour se restaurer. Pour bien manifester leur détermination à aller jusqu’à satisfaction de leurs revendications, les élèves grévistes ont restreint l’accès à l’établissement, n’autorisant que le directeur général et quelques collaborateurs à entrer.
Avant d’entamer ce mouvement de grève, les élèves assurent avoir informé la direction, via le dépôt d’un préavis de grève. Cette action de grève concerne exclusivement les élèves de la formation initiale. Pour ces élèves, leurs revendications visent à attirer l’attention sur des problématiques spécifiques à leur cursus.

