Pyramid Medias Gabon

Gabon : Réagir de François Ndong Obiang absorbé par l’UDB

Appelés à prendre part le samedi 28 mars dernier au congrès extraordinaire de leur formation politique, les militants du parti Réappropriation du Gabon, de son indépendance, pour sa reconstruction (RÉAGIR) ont par acclamation fait le choix d’une fusion-absorption au sein de l’Union démocratique des bâtisseurs. Par cet acte, l’aile Réagir dirigée par François Ndong Obiang est juridiquement morte.

C’est la décision principale ou du moins la plus importante du congrès extraordinaire du parti Réappropriation du Gabon, de son indépendance, pour sa reconstruction (RÉAGIR), l’aile dirigée par François Ndong Obiang, ci devant ministre de la Réforme de l’Etat.

Lors de cette rencontre qui a réuni les militants et sympathisants de cette écurie politique, il a été fait le choix par acclamation d’une fusion-absorption au sein de l’Union démocratique des bâtisseurs, le parti dirigé par Brice Clotaire Oligui Nguema.

Si la rumeur courait déjà depuis quelques jours avant ce congrès, cet acte annonce juridiquement la mort de cette formation politique, qui s’était fait révéler avant 2023 et qui a joué un rôle central au sein de l’unité de l’opposition réunie autour d’une candidature unique.

Si le processus de finalisation de cet acte est déjà en cours, cette opération de fusion-absorption intervient alors qu’un conflit oppose François Ndong Obiang et Michel Ongoundou Loundah pour la direction du parti.

Dans sa démarche, François Ndong Obiang y voit  « une convergence profonde d’idées et une vision partagée de la reconstruction nationale », éloignant toute idée d’opportunisme. D’autres acteurs y voient le contraire. Cette démarche du juriste de formation est plutôt perçue comme une ambition de conserver des acquis obtenus depuis le coup de la libération du 30 août 2023, l’ayant conduit à l’Assemblée nationale, puis au gouvernement jusqu’alors.

 

Mais pouvait-il en être autrement ? Le parti, Réappropriation du Gabon, de son indépendance, pour sa reconstruction (RÉAGIR), s’est dévoilé à la face du monde en grande pompe, avec grands moyens financiers et logistiques. Du fait de ses tracasseries judiciaires, le parti s’est retrouvé sans élus, tant au parlement que dans les conseils locaux lors des dernières élections locales et législatives.

Et alors que la nouvelle loi sur les partis politiques impose des exigences.

De par cet acte, Réagir montre simplement la voie à d’autres partis sans élus et sans ambitions politiques réelles, mais plutôt opportunistes prêts à frapper à la porte de l’UDB, le parti présidentiel, à faire comme lui.
 

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *