Plusieurs partis politiques d’opposition se sont réunis le weekend dernier à la Chambre de commerce de Libreville, au sein de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR). Ces formations ont exprimé leur mécontentement face à la gestion actuelle du pays par le pouvoir en place. Sous la direction de Mouity Nzamba, président du Parti gabonais du progrès.
Lors de cet échange, les représentants des neuf partis ont critiqué vigoureusement la gouvernance actuelle. Ces formations politiques de l’opposition, ont souligné que les promesses faites par le gouvernement n’ont pas été tenues.
Benoit Mouity Nzamba a déclaré que « les mensonges d’État sont devenus la norme, évoquant des traits tels que l’inhumanité et l’autocratie qui affectent le peuple ». Les membres de la Coalition ont également mis en lumière le problème du chômage des jeunes, rappelant que le président avait affirmé ne pas avoir d’adversaires, à l’exception de ce fléau. Cependant, plusieurs mois après ces déclarations, ils constatent « un bilan désastreux », sans aucune réalisation significative pour remédier à cette situation préoccupante.
Lors de la rencontre avec la presse et les partis d’opposition, Mouity Nzamba a souligné que le Gabon est devenu le pays des coupures : « l’eau coupée, l’électricité coupée, la bourse des élèves et étudiants coupée, les routes coupées, l’école coupée, le travail coupé, les réseaux sociaux coupés ». Cette déclaration fait référence aux interruptions fréquentes de l’électricité et à la suspension des réseaux sociaux, qui affectent la vie quotidienne des Gabonais.
Alors que le gouvernement attribue son incapacité à payer les enseignants à des « soucis techniques », la Coalition pour la Nouvelle République ne dénonce que ce discours comme « un mensonge d’État ». Ils estiment que cette justification ne fait que masquer une réalité plus préoccupante, soulignant ainsi le manque de transparence et de responsabilité de la part des autorités.
Concernant les personnes déguerpies, la situation est alarmante selon la Coalition pour la Nouvelle République. Aiifirmant que « Les déguerpis du carrefour SNI sont entassés dans un gymnase dans des conditions sanitaires déplorables, tandis que d’autres vivent sous des décombres derrière l’Assemblée nationale », sans que cela ne suscite de réaction de la part des gouvernants ». Pour contrer ces dérives, la Coalition a appelé à un rassemblement des partis d’opposition, incitant les acteurs politiques et la société civile à s’unir pour proposer une alternative crédible à la gestion actuelle de l’État.
La Coalition pour la Nouvelle République (CNR) regroupe actuellement neuf partis politiques. Parmi eux, on trouve l’Union pour la République et le Développement du Peuple (URDP) dirigé par le Pr Vincent Moulengui Boukossu, ainsi que le Parti gabonais du progrès (PGP) de Benoît Mouiti Nzamba et le Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ) de Séné Ingouenza. D’autres formations politiques complètent cette coalition, telles que le Parti social-écologiste (PSE) de Francis Hubert Aubame et le Parti national pour le travail et le progrès (PNTP) de Jean-Rémy Yama. L’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR), dirigée par Bruno Ben Moubamba, ainsi que le Parti pour le développement national (PDN) de Pierre Mapiga, font également partie de cette initiative, ainsi qu’Ensemble pour le Gabon (EPG) d’Alain Claude Bilie-By-Nze et le mouvement Réagir de Michel Ongoundou

