Le lundi 16 mars, une cérémonie présidée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a eu lieu à la prison centrale de Libreville, où 274 détenus ont été libérés. Cette décision, prise par les hautes autorités, fait suite à la mise en lumière de divers dysfonctionnements dans la gestion des détenus. La visite du ministre, Dr Augustin Emane, en février dernier, a joué un rôle déterminant dans cette initiative, soulignant l’importance d’une réévaluation des conditions de détention.
Si cette libération vise à désengorger la prison centrale, qui souffre d’une surpopulation. Cependant, elle met également en évidence des problèmes dans le traitement des dossiers des détenus. Bien que de nombreux prisonniers aient purgé leur peine, certains demeuraient incarcérés sans justification légale.
Lors de la visite du Garde des Sceaux, il a été révélé qu’au sein d’une population carcérale de plus de 3 000 détenus, seulement 600 avaient été jugés, tandis que les autres étaient en détention préventive prolongée.
Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un travail mené par une commission chargée d’examiner les cas des détenus. En dix jours, 500 dossiers ont été analysés, révélant que 274 détenus se trouvaient en situation irrégulière, soit en raison de peines purgées, soit pour non-jugement dans les délais impartis.
Ces irrégularités soulignent la nécessité d’une révision des procédures, conformément à un Code qui définit clairement les normes à respecter. D’autres actions similaires sont prévues dans d’autres établissements pénitentiaires du pays, où des problèmes analogues ont été identifiés.

