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Délestages réguliers à Libreville : comme ses compatriotes, Oligui Nguema n’en peut plus, et appelle à un redressement de la SEEG

Le 3 mars, à moins de deux semaines d’une réunion au palais présidentiel avec la société turque Karpowership concernant les fréquentes coupures d’électricité à Libreville, le président Oligui Nguema a reçu les dirigeants de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG). Étaient également présents le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’électricité, Philippe Tonangoye, ainsi qu’une délégation du groupe français SUEZ. Les discussions ont principalement porté sur la problématique des coupures d’électricité dans le Grand Libreville.

Face à la recrudescence des délestages, le chef de l’État a exprimé son mécontentement et a insisté sur la nécessité d’une réforme significative de la gouvernance de la SEEG. Lors de cette rencontre, Oligui Nguema a fait preuve de fermeté, soulignant l’urgence d’améliorer la situation énergétique et d’assurer un meilleur accès à l’eau et à l’électricité pour les populations de Libreville et de ses environs.

Selon une communication présidentielle, la rencontre avait pour but « d’améliorer l’accès des populations à l’eau et à l’électricité » et de « mettre un terme aux délestages abusifs et aux coupures d’eau observés dans le Grand Libreville depuis plusieurs décennies ».

Au regard de la situation, le chef de l’Etat a tranché. La SEEG se trouve en incapacité de régulariser la situation des délestages dans le Grand Libreville. Ce, en dépit de l’accompagnement de l’Etat. Remonté, Oligui Nguema n’a pas caché son insatisfaction face à la situation d’incapacité d’alimenter correctement les ménages en eau et en électricité.

À côté de ces dysfonctionnements, Brice Clotaire Oligui Nguema a évoqué lors de cette rencontre, la gestion opaque de l’entreprise publique. Mettant en avant « un manque de rigueur et de transparence vis-à-vis de l’État et des entreprises sous-traitantes». Tout, comme il a pointé du doigt sur « une absence de cohérence dans la gestion interne et un manque de communication claire vis-à-vis des populations ».

SUEZ, comme solution

Présent lors de la rencontre, le partenariat stratégique avec le groupe français Suez, a été évoqué au palais présidentiel. Celui-ci, vise à renforcer les capacités techniques des infrastructures et à améliorer durablement la production et la distribution d’eau potable. Au palais présidentiel, on invoque, un partenariat permettant « une optimisation technique des infrastructures et une amélioration durable de la production et de la distribution d’eau potable ».

Alors que la scission doit intervenir début 2027, le chef de l’Etat a invité les dirigeants de la SEEG à « s’impliquer pleinement, collaborer de manière transparente et éviter tout blocage afin de tirer profit des nouvelles technologies apportées par le groupe SUEZ ».

Sur la gestion interne de la SEEG, Brice Clotaire Oligui Nguema insisté sur l’assainissement de la gouvernance et des finances. Il a donc demandé la publication des listes des personnes impliquées dans des pratiques frauduleuses dans certaines localités. Tout en soulignant que le contrat avec SUEZ doit  « incarner une volonté politique forte de restaurer la confiance, d’assainir la gestion et de garantir un service public digne des attentes des Gabonaises et des Gabonais».

Il  a appelé à une mobilisation collective pour garantir la réussite des réformes engagées.

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