24 heures après l’annonce de suspension des réseaux sociaux par la Haute autorité de la communication, le gouvernement est sorti de sa réserve. Par la voix de son ministre de la Communication et des médias, Germain Biahodjow, il a manifesté sa solidarité avec la HAC. Laquelle, selon le gouvernement, a agi conformément à ses prérogatives. Le gouvernement a annoncé en outre, une réforme en profondeur.
Au Gabon, alors que la suspension des réseaux sociaux continue d’alimenter les débats, le gouvernement est sorti de son silence 24 heures après la décision de la Haute autorité de la communication.
En début de soirée du mercredi 18 février, le ministre de la communication et des médias, Germain Biahodjow, a, à travers une communication rendue publique dans la presse, « exprime sa solidarité avec la Haute autorité de la communication ». Rappelant que la démarche du régulateur des médias au Gabon, vise « la préservation de l’ordre public, du vivre-ensemble, de paix et de préservation de l’amour entre les Gabonais ».
Si d’aucuns estiment qu’en prenant cette décision, le gendarme des médias au Gabon, a entravé les libertés, Germain Biahodjow, a souligné que « cette mesure exceptionnelle n’est point une remise en cause de la liberté d’expression dans notre pays ».
Pour le membre du gouvernement, la Hac, en sa qualité d’ « autorité administrative indépendante, investie de la mission de veiller à la liberté de la presse et à la régulation de la communication audiovisuelle, cinématographique et numérique », a agi « conformément à ses prérogatives ».
« Le gouvernement tient à préciser que la mesure est strictement conservatoire et n’entraîne pas l’interruption de l’accès à l’internet ».
Réforme en profondeur
Réaffirmant son attachement au respect des libertés fondamentales et de l’état de droit et soucieux de préserver de ces valeurs. Et dans le but de garantir l’accès à une information de qualité, le gouvernement a annoncé une « réforme en profondeur » des réseaux sociaux. Celle-ci, a pour ambition de « réorganiser et à sécuriser l’écosystème national de la communication numérique, tant juridique s’opérationnel », a informé le patron de la Communication et des Médias.
S’agissant de l’impact économique que peut provoquer cette décision, le gouvernement a dit s’employer à y « remédier dans les meilleurs délais ».
Alors que la décision a causé de l’agitation dans l’opinion, le gouvernement appelle tous les acteurs, médias et utilisateurs à la « responsabilité et à la vigilance ».

