Alogis, la dernière entité du groupe Satram-EGCA, a été fondée en 2021 suite à un concordat validé par le tribunal de Port-Gentil. En tant que société autonome dotée de sa propre personnalité juridique, Alogis est perçue comme une solution potentielle pour la sauvegarde de Satram-EGCA, qui traverse une période de redressement. Cependant, elle est désormais dans le collimateur des syndics, qui envisagent de mettre un terme à ses actifs, une démarche vivement critiquée par Maître Marlène Fabienne Essola Efountame, le conseil juridique du groupe, lors d’une conférence de presse à Libreville le 30 janvier dernier.
Le groupe Satram-EGCA-Alogis continue de faire face à des adversités, notamment après la confiscation de son Quai d’Acae. Alors qu’il lutte pour maintenir ses opérations et préserver des milliers d’emplois menacés, les syndics semblent déterminés à contrecarrer ses efforts. Leur stratégie consiste à s’attaquer aux actifs d’Alogis, dont la santé financière demeure pourtant stable, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’avenir de cette société.
Il est important de rappeler qu’Alogis a été créée en septembre 2021 par un concordat homologué par le tribunal de Port-Gentil. Bien que Satram et EGCA détiennent 36 % des parts, Alogis est une entité indépendante, non concernée par le redressement de ses partenaires. Me Essola Efoutmane a souligné que cette société est « considérée comme un atout pour la survie de Satram et EGCA », renforçant ainsi l’importance de sa protection face aux menaces actuelles.
Les syndics, bien conscients de la situation actuelle, tenteraient néanmoins de s’approprier les actifs d’Alogis, comme l’a dénoncé Me Marlène Fabienne Essola Efountame lors de sa conférence de presse. L’auxiliaire de justice a affirmé que les syndics n’ont « aucun droit de gestion sur Alogis ».
De part cette attitude, elle dénonce une violation de l’obligation de neutralité et des tentatives d’exécution de décisions non exécutoires, ainsi que le dépôt de plaintes pénales infondées contre les dirigeants de l’entreprise. Sauf que les actions des syndics ne se limitent pas là, mais s’étendent également aux partenaires d ;Alogis, qui sont incités à transférer leurs contrats au profit d’autres investisseurs.
«Je ne sais pas si on est dans un État qui se veut de droit», s’indigne-t-elle. Elle a également dénoncé des affirmations mensongères dans la presse, selon lesquelles les biens d’Alogis appartiendraient aux syndics, ce qu’elle considère comme « une atteinte à l’image de marque de l’entreprise ».
Malgré les difficultés rencontrées par le groupe en raison d’une gestion opaque de ses actionnaires, Me Essola Efountame plaide pour la préservation des actifs du groupe, qui est devenu un fleuron national au fil des ans et qui s’efforce de maintenir les emplois de milliers de ses employés. Elle appelle au respect strict des procédures légales, soulignant que la question dépasse celle des entreprises en difficulté, mais touche à la souveraineté économique. Elle rappelle que «Satram et EGCA ont un passif de plusieurs milliards. Mais leur expertise et leur dignité envers leurs employés ne sauraient se mesurer à quelques milliards».

