L’université Omar Bongo en son ensemble, a rendu un vibrant hommage à la professeure Élisabeth Oyane Megnier. Cette originaire de Minvoul au nord du Gabon a su rassembler autour d’elle, pour son grand départ, le gotha de la vie publique du pays, à commencer par le gouvernement de la République représenté par son ministre de l’enseignement supérieur, l’universitaire Professeur Charles Edgar Mombo, tout comme l’a été le monde universitaire gabonais en lui-même, avec la présence remarquée des éminences comme le Professeur Jean Jacques Tony Ekomie, ci-devant recteur de l’Université Omar Bongo, du Professeur Serge Loungou, doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines et bien sûr la présence naturelle du Chef de département d’études ibériques et latino-américains, le Docteur Mbina pour ne citer que ces derniers.
L’hommage de Jean Hilaire Biteghe à la Professeur Oyane Megnier

Regard inquisiteur d’un esprit simple
Animé par une curiosité presque maladive du journaliste d’investigation et quelques fois mal placé selon les évènements et tenté de toujours chercher le hic dans un milieu d’intrigues permanentes entre pairs de même nature et pas toujours de même carrure, je n’ai pas vraiment été surpris de constater l’absence de plusieurs auréolés académiques intervenant à l’Université de Libreville comme l’était et le faisait la défunte professeure Élisabeth Oyane Megnier de son vivant. Plus remarquée encore, l’absence de beaucoup de têtes couronnées des universités du monde et autres honorabilités politique du Gabon originaires du septentrion, d’où venait Élisabeth Oyane Megnier. Ainsi, ce qui aurait pu être une union des têtes bien pleines de notre pays (et encore que…) est apparu comme le jeu de la chandelle des pouilleux.
Heureusement dans ce cafouillis social où l’on trouve souvent plus de mollusques que de vertébrés, certaines bonnes âmes ont fait un clin d’œil à cette âme errante de journaliste à la recherche d’une source d’informations apaisantes et voilà comment par une inespérée rencontre me fut présenté, un homme du sérail très fermé des penseurs, que d’ailleurs le travail de journaliste m’avait fait croiser le chemin mais en d’autres circonstances.
Grande était mon étonnement quand ce dernier me fut présenté comme étant à la fois: fidèle écuyer et ange gardien de l’illustre disparue. Il était considéré comme le conseiller et confident de la regrettée Professeure Élisabeth Oyane Megnier. Efficace et très discret, il m’a été soufflé qu’il était celui-là qui était à même de me faire découvrir, autrement, qui était, dans ce milieu de colombes pas toujours de la paix, l’audacieuse Professeure de Civilisation, Culture et Histoire, celle-là qui était la première femme HDR gabonaise, partie comme toutes les grandes figures vraies à savoir, dans la simplicité de la grandes Aurore.
À la question de savoir qui était celle qui vient de tout laisser sans véritablement rien lâcher? Voici ce que nous livra ce philosophe de notoriété mondiale
Savant physicien de notoriété mondiale, premier Savant Africain moderne de notoriété mondiale entièrement formé en Afrique ( UOB au Gabon), Historien de notoriété mondiale, intellectuel de notoriété mondiale, premier et seul auteur gabonais figurant dans les meilleures ventes dans les librairies occidentales, deuxième auteur d’Afrique Centrale référencé à la prestigieuse librairie Jean Jaurès après le Professeur Théophile Obenga, auteur Africain le plus traduit, l’un des acteurs les plus vendus dans le monde, premier auteur gabonais célébré en Allemagne en 2023 lors de la semaine des auteurs, Jean Bedel Mabika, une carrure qui légitimise la stature universelle de cette rareté de la recherche dans son domaine au Gabon.
La narration d’un initié sur une Étoile Flamboyante
Pour l’homme de sciences, le parcours universitaire de la Professeure Élisabeth Oyane Megnier a commencé à Libreville la capitale de son pays le Gabon, à l’université Omar Bongo, au département d’études ibériques et latino-américains de la faculté des lettres et sciences humaines pour le premier et le début du second avec l’obtention de la licence, c’est poursuivi en France, à l’université de Perpignan où elle va parachever son deuxième cycle avec l’obtention de la maîtrise.
Quand l’humilité sert le savoir
Soucieuse de prendre les choses à la racine la Docteure Élisabeth Oyane Megnier va d’abord intégrer le lycée national Léon MBA, établissement prestigieux du Gabon en tant que professeure d’espagnol. Par ce choix, elle continuait toute une longue tradition qui a vu de grandes figures de littérature, philosophie et de culture, assurer des enseignements au niveau de l’enseignement secondaire. Le domaine de la haute culture était uni : pensez aux grandes figures que furent les philosophes français Émile Chartrier et Jean Paul Sartre. À ne pas oublier le brillant littéraire Aimé Césaire.
En tant qu’enseignante d’espagnol au lycée nationale Léon MBA, Élisabeth Oyane Megnier va marquer les esprits doublement : d’abord par sa grande modestie, puisqu’elle aurait pu, en tant que détentrice du Doctorat nouveau régime, attendre tranquillement d’être recrutée par l’université plutôt que d’enseigner au secondaire surtout que, même avec un diplôme d’études approfondies, il était possible d’intervenir à l’université comme enseignant ensuite, par son grand sens de responsabilité et de professionnalisme, puisqu’elle dispensait ses enseignements avec un sens élevé de pédagogie, poussant ses élèves à aimer la langue espagnole jusqu’au point d’essayer d’en avoir la bonne une bonne maîtrise.
Après son passage au lycée national Léon Mba qui parlait de lui-même, c’est tout à fait logiquement que le tremplin pour accéder à l’université s’est imposé dans un pays où les enseignants du supérieur étaient alors très recherchés.
La parfaite maîtrise du haut du pavé
C’est donc sous de véritables feux d’artifices que la Docteure Oyane Megnier a franchi les portes de l’université Omar Bongo où elle a été recrutée comme enseignante au département d’études ibériques et latino-américains. Elle marquera également son passage d’un véritable sceau indélébile ainsi qu’en témoignent les titres et grades universitaires qu’elle va collectionner sans orgueil et avec une facilité déconcertante (maître assistant CAMES en 2005 et maître des conférences en 2017). Ce qui se justifiait par son amour pour l’enseignement, la recherche et la Culture.
Pour le Savant Jean Bedel Mabika, le moment le plus marquant de cette cérémonie solennelle du vendredi 13 février 2027 à l’hommage de celle-là qui a tout laisser sans véritablement rien lâcher, aura sans doute été la remise symbolique, à titre posthume, de la toge de reconnaissance et de la victoire de l’indécis sur ce qui paraissait tellement réel mais qui n’était qu’un mirage tout en continuant à faire vivre et voir le possible dans l’impossible.
Cette toge à la Professeure Oyane Megnier est pour rappeler à la face du monde, le couronnement d’une carrière universitaire exceptionnelle et tant de fois admirée. Et à Jean Bedel Mabika de dire adieu à sa complice dans le partage du Savoir en ces termes : Bienheureuse professeure Élisabeth Oyane Megnier, ton KA s’est élevé jusqu’au « ciel supérieur » où tu trône désormais parmi les Étoiles Impérissables. Et à ce journaliste de basses sphères de dire à cette incognito donc les actes bruissent et continueront à bruisser qu’elle a semé des particules éternelles c’est pourquoi elle restera éternelle dans ce Gabon en quête d’excellence et de valeurs sûres. Veille, Grande Dame sur le Gabon que tu as tant aimé et honoré afin que ce Gabon veille aussi sur tes enfants, lorgnés par des prédateurs de tous bords.

