Au Gabon, plusieurs établissements d’enseignement supérieur privés menacent de suspendre les cours pour plus de 7000 étudiants en raison d’une dette de 12 milliards de l’État. Si ce montant n’est pas réglé, la suspension des cours sera effective à partir du 28 février.
Cette situation concerne 59 universités privées qui, réunies au sein de la Conférence des grandes écoles universitaires privées, ont exigé un règlement rapide de cette ardoise. Pour éviter que les étudiants ne soient exclus, les responsables de ces universités ont demandé aux parents de verser au moins 50 % de la dette. Ce montant sera remboursé une fois que l’État aura effectué le paiement.
Cette exigence a suscité des réactions parmi les parents d’élèves, qui sont regroupés au sein du Conseil national des parents d’élèves du Gabon. Lors d’une déclaration faite le 26 février, Donatien Boulingui, président de cette organisation, a appelé le gouvernement à intervenir pour éviter que les étudiants ne soient mis à l’écart. Il a souligné que de nombreux parents ne sont pas en mesure de payer cette somme, ce qui pourrait avoir des conséquences graves sur l’éducation de leurs enfants.
Reste maintenant à savoir, si la sortie des parents des étudiants va susciter la réaction du gouvernement.

