La première édition de la Conférence internationale de la presse francophone tenu à Libreville du 21 au 23 janvier dernier, a rassemblé des journalistes d’une vingtaine de pays francophones, qui ont débattu sur le thème : « l’IA et son impact sur les médias ». Les travaux, qui se sont déroulés à l’Université internationale de Libreville, ont conduit à la pérennisation de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref).
La conférence a su répondre aux attentes des participants, réunissant des journalistes d’Afrique et d’Europe au sein de l’Université internationale de Libreville. Les activités comprenaient des tables rondes, des ateliers, des conférences-débats et des masterclass, permettant d’explorer l’influence de l’intelligence artificielle sur le journalisme contemporain.
L’objectif principal était de préserver les valeurs fondamentales de rigueur, d’indépendance et d’éthique, tout en envisageant l’IA comme un outil complémentaire pour garantir une information fiable. Au cours de ces journées de réflexion, il a été mis en lumière que l’intelligence artificielle représente à la fois une menace et une opportunité pour le journalisme.
Plutôt que de disparaître avec l’émergence de l’IA, le journalisme est appelé à se réinventer, s’adaptant aux nouvelles réalités tout en maintenant ses principes essentiels.
« Le journalisme de demain a été qualifié de journalisme hybride, fondé sur une complémentarité entre la machine et l’humain, avec comme valeur centrale la conscience professionnelle, garante de l’éthique et de la

responsabilité sociale ». Durant les travaux, l’IA a été présentée comme une opportunité stratégique pour renforcer la compétitivité des médias, à condition de respecter les « valeurs démocratiques, de la liberté de la presse, et de l’intérêt général ».
La déclaration de Libreville
Au terme des travaux de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF), une réflexion a été engagée sur l’avenir de cet outil destiné aux journalistes francophones. Les participants, réunis autour de Désiré Ename, se sont interrogés sur la nécessité de limiter

l’initiative à Libreville ou de lui conférer une dimension pérenne. Ces questions ont suscité un débat riche et constructif parmi les journalistes présents.
Ainsi à Libreville, il a été décidé de la pérennisation de la CIPREF, « en raison de l’engouement suscité par sa première édition ». Les journalistes ont également convenu de la création d’un comité chargé de rédiger les textes fondamentaux de la CIPREF, avec pour objectif « d’organiser des rencontres annuelles axées sur les problématiques de l’écosystème médiatique mondial ».

