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Gabon : Communiqué final du Conseil des ministres du 05 janvier 2026

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire  OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du  Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni le lundi 5 janvier  2026 à 12 heures 30, au Palais de la Présidence de la République. 

À l’ouverture des travaux, le Président de la République a félicité  les personnalités promues au sein de l’Exécutif le 1er janvier 2026, à  savoir, le Vice-Président de la République, le Vice-Président du  Gouvernement, ainsi que l’ensemble des membres du  Gouvernement, qu’ils soient nouvellement nommés ou reconduits dans  leurs fonctions.

Le Chef de l’État a souligné que ce premier Conseil des  Ministres marque l’entrée en responsabilité pleine et entière de  l’Exécutif de la Vᵉ République. Il a précisé qu’il ne s’agit ni d’un  moment protocolaire, ni d’une formalité administrative, mais bien  d’un acte fondateur de méthode, d’exigence et de responsabilité  collective.

Le Président de la République a rappelé avec force que le peuple  gabonais attend désormais de ses gouvernants des résultats  visibles, mesurables et durables. Il n’attend plus des intentions, des  discours ou des annonces sans suite, mais exige que l’État fonctionne,  décide, exécute et rende compte.

À cet égard, le Chef de l’État a indiqué que le Programme  National de Croissance et de Développement (PNCD) constitue  désormais la boussole exclusive de l’action gouvernementale, en  parfaite cohérence avec son projet de société « Bâtissons l’édifice  nouveau. »

Il a précisé que ces documents ne sauraient être assimilés à des  déclarations d’intention ou à des catalogues de promesses, mais qu’ils  constituent des feuilles de route impératives et opposables,  engageant personnellement et collectivement chaque membre du  Gouvernement dans leur exécution.

Ainsi, le Conseil a écouté avec une attention soutenue le Président  de la République, qui a passé en revue les dossiers et projets prioritaires  relevant de chacun des départements ministériels.

À cette occasion, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de  concentrer l’action gouvernementale sur les problématiques qui  affectent directement le quotidien des Gabonaises et des Gabonais,  notamment le coût et la performance des transports aériens, la sécurité  et la tranquillité publiques, les capacités d’accueil et la qualité du  système éducatif, ainsi que la persistance des difficultés d’accès à l’eau  potable et à l’énergie.

Le Chef de l’État a également rappelé l’importance d’accélérer le  processus de décentralisation afin de rapprocher l’action publique des  citoyens, tout en poursuivant résolument la digitalisation de  l’administration, levier essentiel de modernisation, de transparence et  d’amélioration de la qualité du service public. Il a par ailleurs souligné la  nécessité de lutter avec fermeté contre toutes les formes de corruption,  en particulier dans le secteur judiciaire, afin de restaurer la confiance  des citoyens dans les institutions de la République.

Dans le même esprit, le Chef de l’État a appelé à une reprise en  main effective et stratégique de la gestion des ressources naturelles  nationales, afin que leur exploitation bénéficie prioritairement aux  Gabonaises et aux Gabonais et contribue durablement au  développement économique et social du pays.

Enfin, il a insisté sur l’obligation pour le Gouvernement d’assurer  une prise en charge juste, équitable et ciblée des populations les plus  vulnérables, dans un esprit de solidarité nationale et de justice sociale.

Sur un plan méthodologique, le Président de la République a  indiqué que l’action gouvernementale reposera désormais sur trois  piliers indissociables :

  1. Le pilotage stratégique. Chaque ministre est responsable d’un  périmètre clairement défini, d’objectifs précis et de livrables  identifiés. Il ne saurait y avoir ni chevauchement ni dilution des  responsabilités. L’État doit redevenir un État qui pilote, anticipe  et arbitre, et non un État qui subit.
  2. La redevabilité. La responsabilité ministérielle ne se mesure pas à  l’activité, mais aux résultats obtenus. Chaque membre du  Gouvernement devra rendre compte, de manière régulière,  factuelle et sans complaisance, de l’exécution des missions qui lui  sont confiées. La redevabilité n’est pas une sanction, mais  une obligation républicaine.
  3. La culture des résultats. Le Chef de l’État a appelé à rompre  définitivement avec la culture des moyens, des procédures sans  fin et des délais non tenus. Désormais, l’action publique sera  évaluée à l’aune de son impact réel sur la vie des populations,  sur la production nationale, sur l’emploi et sur la qualité des  services publics.

À cette fin, le Président de la République a exigé, dans chacune  des lettres de mission distribuées aux membres du Gouvernement, la  mise en place d’un dispositif commun, standardisé et non  négociable de pilotage de l’action gouvernementale.

Il a précisé que :

− sous trente (30) jours, chaque ministre devra transmettre  une feuille de route des cent (100) jours, précisant les priorités  immédiates, les actions à engager, celles déjà lancées et leur  niveau d’exécution, les responsables désignés ainsi que les  résultats attendus ;

− sous soixante (60) jours, chaque ministre devra proposer  un contrat de performance ministériel, assorti d’indicateurs  clairs, mesurables et vérifiables, strictement alignés sur le PNCD  et les engagements présidentiels ;

− de manière périodique, un rapport d’exécution devra être  adressé au Vice-Président de la République et au Vice Président du Gouvernement, afin d’assurer un suivi rigoureux,  interministériel et continu de l’action gouvernementale.

Le Chef de l’État a souligné que ce cadre s’applique à tous,  sans exception.

En conclusion, le Président de la République a indiqué avec clarté  que le temps politique n’est plus celui de l’apprentissage, mais celui 

de l’exécution. Chaque membre du Gouvernement a été choisi pour sa  géo-compétence, son expérience et sa capacité à produire des  résultats.

Il a réaffirmé que l’État gabonais doit redevenir efficace, crédible  et respecté, et a appelé l’ensemble du Gouvernement à faire preuve  du sens élevé de l’État, de discipline collective et d’engagement  personnel, afin que ce Gouvernement incarne, dès à présent, l’autorité,  la méthode et la performance attendues par le peuple gabonais.

 

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures  individuelles suivantes : 

MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION  CIVIQUE : 

− SECRETARIAT GENERAL 

Secrétaire Général : M. Christian LOUEMBET-ONGUELE.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA  COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA 

 

− Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la  République Gabonaise près l’Empire du Japon : M. Serge  Thierry MICKOTO CHAVAGNE

 

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET  DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE  CHERE

 

− CABINET DU MINISTRE 

Directeur de Cabinet : M. Jules Bertrand Potier LOEMBE,  Inspecteur des Finances.

− SECRETARIAT GENERAL 

Secrétaire Général : M. Guy Nazaire SAMBA,  Administrateur des Services Économiques et Financiers.

MINISTERE DU PETROLE ET DU GAZ : 

DIRECTION GENERALE DE L’AMONT PETROLIER ET GAZIER

Directeur Général : Mme Corinne POSSO RAIVIRE en remplacement  de M. Aristide GNAMAT PASSADI admis à faire valoir ses droits à la  retraite.

Fin.

 

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