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Education nationale : la grève se poursuit, malgré l’ouverture des négociations

Les enseignants de Sos Éducation ont décidé, lors de leur assemblée générale qui s’est tenue samedi dernier à Libreville, de prolonger leur mouvement de grève initié le 5 janvier. Malgré l’ouverture de négociations par le gouvernement, les enseignants demeurent fermes dans leurs revendications.

 Ce lundi 12 janvier, les écoles restent fermées sur l’ensemble du territoire national, conséquence directe de cette grève qui vise à défendre les intérêts des enseignants. La décision de reconduire la grève a été motivée par le mécontentement suscité par le paiement jugé dérisoire des vacations du baccalauréat, dont les montants variaient entre 2000 et 5000 FCFA, considérés comme une insulte par de nombreux enseignants. En réponse à cette situation, le ministère de l’Éducation nationale a ouvert des négociations le 11 janvier au Complexe d’Alibandend à Libreville, dans l’espoir de trouver des solutions concrètes aux revendications des enseignants.

 Lors de cette rencontre, la ministre Camelia Ntoutoume Leclercq a proposé la mise en place de trois commissions, administratives, juridiques et sociales, pour structurer les discussions. Selon SOS Éducation, leur mouvement supervise les travaux en collaboration avec le gouvernement, ce qui représente une avancée significative. La journée de dimanche a été consacrée à la synthèse des différents cahiers de charges, afin de préparer un document exhaustif à présenter au vice-président du gouvernement.

« Nous avons saisi cette occasion pour alerter la tutelle sur les circonstances exceptionnelles engendrées par cette grève, en lui demandant d’inciter certains membres de l’administration à faire preuve de prudence afin d’éviter d’aggraver la situation. Lors de la prochaine réunion, nous aborderons la nécessité d’harmoniser ces commissions avec les techniciens de la Fonction publique et du budget, afin d’assurer une meilleure coordination et efficacité dans nos actions ». Cette démarche vise à instaurer un dialogue constructif et à trouver des solutions durables, tout en préservant un climat de travail serein et respectueux des droits de chacun.

Parmi les revendications formulées par SOS Education, figurent entre autres

  • La régularisation des situations administratives et financières :de nombreux enseignants dénoncent des retards persistants dans la prise en compte de leurs dossiers, notamment en matière de titularisation et de paiement des rappels.
  • L’amélioration des conditions de vie et de travail :les enseignants réclament une revalorisation salariale et des mesures concrètes pour alléger la précarité dans laquelle une partie du corps enseignant évolue.
  • La reconnaissance de la dignité professionnelle :le collectif a résumé sa position par le slogan «La dignité de l’enseignant ou rien», exprimant un ras-le-bol face à l’absence de réponses concrètes du gouvernement.
  • Un cadre de travail décent :SOS Éducation insiste sur la nécessité d’améliorer les infrastructures scolaires et de garantir un environnement propice à l’enseignement.

 

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