Après le secteur de l’éducation nationale, actuellement en proie à une grève des enseignants, c’est au tour du domaine de la santé de faire entendre ses revendications. Un nouveau collectif, dénommé Urgence Santé, menace de cesser le travail. Lors d’une assemblée générale qui s’est tenue mercredi dernier au Centre hospitalier universitaire de Libreville, les membres de ce collectif ont élaboré un cahier de charges regroupant plusieurs points de revendications, qui a été remis à la ministre de la Santé, Pr Nkana Ayo Bivigou.
Le 14 janvier dernier, diverses catégories professionnelles de la santé, incluant sages-femmes, infirmiers, brancardiers et personnel non permanent, se sont réunies pour discuter de leurs préoccupations. Cette rencontre, qui a duré plusieurs heures, a permis de formaliser les revendications dans un document remis à la ministre. Parmi les principales demandes figurent l’amélioration des conditions de travail et de vie, la régularisation des situations administratives des agents, ainsi que le recrutement des diplômés des écoles de formation en santé.
En plus des revendications mentionnées, le collectif ‘’Urgence Santé’’ appelle à la mise en place d’un plan d’urgence national pour le plateau technique et d’une commission de suivi paritaire. Ils demandent également la gratuité des soins pour les agents et leurs ayants droit, la mise en stage après dix ans de service, ainsi qu’une réforme des avantages sociaux pour le personnel non permanent. Le renforcement des infrastructures, jugé insuffisant, est également une priorité pour ce collectif.
La porte-parole du collectif ‘’Urgence Santé’’, Marie Blanche Ntolo Esso, a souligné que de « nombreux problèmes affectent notre secteur ». Face à cette situation, « nous avons décidé de revendiquer nos droits ». Elle a également mentionné que « certains agents n’ont pas reçu de salaires, tandis que des diplômés récents se retrouvent sans affectation et restent à la maison ».

