Ils sont nombreux, plusieurs pays qui font recours à d’autres pays comme : l’Angleterre, l’Allemagne ou encore les Etats-Unis d’Amérique, pour fabriquer leurs différentes monnaies. Curieusement, c’est le seul CFA qui est imprimé en France qui attise de vifs débats sur une supposée pérennisation de la colonisation monétaire.
En Afrique, en dehors du Ngiéria, l’Afrique du Sud, l’Egypte le Maroc, l’Algérie, le Kenya, le Soudan, le Zimbabwe et la RDC, le grand reste des pays africains fabriquent leurs monnaies dans des pays en Europe et en Amérique. La complexité technique et le coût, seraient, entre autres, : raisons de cette situation.
Le Franc CFA (fabriqué en France), le franc guinéen, le Bir éthipien, le Shiling ougandais ou le Poula au Botwana, toutes ces monnaies sont fabriquées en Angleterre. D’autres pays comme l’Angola, le Cap-Vert, la Gambie…impriment aussi leurs monnaies au Royaume-Uni.
L’Ougouya mauritanien, le Narka érythréen, le Shiling tanzanien et le Kwasha zambien sont imprimés en Allemagne et le dollar libérien est fabriqué aux Etats-Unis d’Amérique. C’est dire si le Franc CFA n’est pas la seule monnaie qui est imprimée en occident.
Dès lors, on peut s’interroger objectivement sur la salve de critiques faite à l’encontre d’une monnaie : le FCFA dont la stabilité et les avantages sont sans commune mesure avec les monnaies isolées et fragiles de certains pays. Depuis sa création en 1945, le FCFA a beaucoup évolué. Malgré les révolutions politiques, il a, par sa stabilité, rassuré les investisseurs qui sont moins exposés aux dévaluations à répétition.
En termes de compétitivité économique, le Franc CFA permet de favoriser les échanges commerciaux au sein de la zone franc, et d’avoir un meilleur équilibre de taux de change dans le contexte de la mondialisation. Il permet de maîtriser l’inflation en assurant la stabilité de la devise, toute chose qui est favorable aux échanges et aux investissements.
Sur le plan de la croissance, le Franc CFA assure la croissance élevée de la zone. En effet, les pays de la zone CFA bénéficient d’un taux de croissance élevée, résultat de leur intégration dans la mondialisation. ‘’les évolutions importantes sont survenues dans chacun des pays membres de la BCEAO, qui ont tous renoué avec la croissance après des efforts importants pour assainir leur cadre macroéconomique… Le Franc CFA, qu’elle utilise, reste une monnaie stable et prisée dans la sous-région…’’ déclarait l’ancien gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyilet Koné.
Contrairement aux pays qui ont leurs propres monnaies, la monnaie commune, à l’instar du FCFA, permet aux pays membres d’éviter d’être dominés monétairement et économiquement. Quand le taux d’inflation est maitrisé dans la zone FCFA, les pays comme le Libéria ou le Nigéria subissent de très fortes inflations. Le cas du Nigéria est encore plus parlant : sa monnaie a perdu près de 60% de sa valeur par rapport au dollar depuis 2014, et plus de 99% de sa valeur depuis la création du Naira en 1973.
En RDC, Ghana, Soudan, Kenya, par exemple, ces pays souffrent d’une importante utilisation du dollar américain dans les transactions économiques internes, par refus de la monnaie locale jugée comme un grand risque pour les investisseurs et autres opérateurs économiques.
Junior Akoma

