L’affaire Opiangah vient de prendre une autre tournure, longtemps cantonnée aux seules frontières du Gabon, celle-ci est désormais hors des frontières du pays. C’est ce qui ressort des récentes publications de la presse internationale, africaine et européenne sur l’homme d’affaires de Mounana, ont annoncé qu’Hervé Patrick Opiangah a saisi la Commission Africaine des Droits de l’Homme, afin de faire cesser la violence contre sa personne, sa famille et ses employés avant son retour en toute sécurité dans son pays.
L’indignation suscitée par l’affaire Opiangah longtemps circonscrite aux seules frontières du Gabon vient de traverser la Méditerranée, c’est ce qui ressort du contenu de la presse étrangère.
Ces médias reviennent sur les raisons qui ont poussé le leader politique et homme d’affaires à l’exil forcé.
« Hervé Patrick Opiangah, un homme d’affaires de 54 ans, président du parti politique UDIS (Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale), est recherché depuis novembre dernier par les autorités gabonaises qui ont ouvert une enquête pénale pour des soupçons d’inceste sur sa fille Elisabeth.
Ses proches le disent victime de harcèlement politique depuis qu’il a choisi de militer pour le NON à l’époque du référendum sur la nouvelle Constitution, alors que le texte était porté par le général Oligui Nguema, homme fort du pays depuis le putsch qui a renversé la dynastie Bongo en août 2023. » peut-on lire dans cet article.
Dans son article, notre confrère de TV5 Monde, pour ne pas le citer, revient également sur le démenti de la fille d’Hervé Patrick Opiangah qui a bravé les autorités en refusant de porter plainte contre son père malgré le trafic d’influence dont elle a été victime via une garde à vue prolongée. « Sa fille Elisabeth a plusieurs fois démenti les accusations visant son père et refusé de déposer plainte contre lui, malgré l’insistance des autorités qui l’ont placée en garde à vue pendant plusieurs jours pour mieux la convaincre Sa fille Elisabeth a plusieurs fois démenti les accusations visant son père et refusé de déposer plainte contre lui, malgré l’insistance des autorités qui l’ont placée en garde à vue pendant plusieurs jours pour mieux la convaincre » peut-on parcourir.
Le média français évoque également les multiples actions entreprises auprès des différents instances judiciaires depuis le début de cette affaire qui sont jusqu’à lors restées lettres mortes. « Les différentes actions et recours lancés au Gabon auprès de la Cour constitutionnelle, de la Cour d’appel, du Conseil d’Etat et de la Cour des comptes, tout comme les plaidoyers devant le parlement, le corps diplomatique et la conférence épiscopale sont tous restés sans effet, selon l’UDIS. » .
Le mutisme des autorités judiciaires gabonaises face à ce qui s’apparente désormais à un règlement de compte, à une injustice politico-judiciaire a donc emmené Hervé Patrick Opiangah à se tourner vers la Commission Africaine des Droits de l’Homme, comme on peut le lire dans l’article publié par TV5 Monde.« M. Opiangah a donc déposé lundi sa requête devant l’instance africaine dans l’espoir de faire valoir ses droits face à ce qu’il considère comme un « complot » .