Dans un contexte où on en appelle à la contribution de toutes les forces vives de la nation dans tous les secteurs d’activités, afin de relever le pays et de redorer son image, plusieurs experts en la matière ont répondu présents à l’appel patriotique des nouvelles autorités à l’instar d’Hervé Omva, qui milite depuis longtemps pour une véritable réforme du secteur agricole. Cependant, ce dernier semble paradoxalement être mis à l’écart par les autorités du ministère de l’Agriculture et de l’administration gabonaise. Une mise à l’écart qui suscite plusieurs interrogations.
Par S.O
Autant les gouvernements se sont succédé, autant il y’a eu des projets agricoles budgétivores au Gabon, sans véritable impact dans l’assiette des consommateurs.
Devrait-on, dès lors, ignorer les alertes du coordonnateur des programmes de l’ONG IDRC Africa, Hervé Omva, simplement parce qu’elles mettent en lumière des échecs répétés ?
Face à ces échecs répétés dans le secteur agricole au Gabon, Hervé Omva, coordonnateur des programmes de l’ONG IDRC Africa, n’a eu cesse de tirer la sonnette d’alarme sur la nécessité d’une réforme profonde du secteur agricole gabonais pour avoir des résultats probants.
Paradoxalement, au lieu de tirer profit des observations et de l’expertise avérée d’Hervé Omva reconnue au-delà des frontières du Gabon, certains cadres du ministère de l’Agriculture et de l’administration gabonaise ont plutôt jugé utile de l’ostraciser.
On aurait dit que cette mise à l’écart volontaire de cet agriculteur, par certains cadres de l’administration gabonaise est faite à dessin. Ont-ils peur que soit mis au grand jour leur gestion certainement pas très claire ? Pourquoi refuser de collaborer avec un compatriote qui ne cherche qu’à mettre son expertise à la disposition des décideurs ?
Loin d’être un simple donneur de leçons, Hervé Omva propose une batterie de solutions concrètes pour relever le secteur agricole. Parmi elles, figurent, entre autres : la formation des producteurs, le développement de l’irrigation, la promotion de l’agriculture durable, la création d’un fonds de soutien, le renforcement de la recherche, la traçabilité et certification des produits locaux, etc… .
L’ostracisation d’Hervé Omva ne s’apparente-t-elle pas à un boycott de l’action du Président de la Transition qui milite pour le développement inclusif de l’agriculture au Gabon, où toutes les expertises sont appelées à contribution ?