Le président sortant de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara évoque un cas de force majeur pour briguer un prochain mandat présidentiel, dans le cadre de l’élection présidentielle qui aura lieu en octobre prochain.
A l’occasion de son discours à la nation dans le cadre de la célébration de la fête de l’indépendance, dont la Côte d’Ivoire célèbre 60 ans cette année, Alassane Ouattara a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle qui aura lieu dans ce pays en octobre prochain. Il faut dire qu’après le décès d’Amadou Gon Coulibaly, le défunt Premier ministre et candidat choisi pour succéder à Alassane Ouattara et candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, le RHDP, la question de trouver un autre candidat avait été remise sur la table. Et depuis lors, les proches du président ont maintes fois invité Ouattara à briguer un 3è mandat présidentiel.
Pour sa nouvelle candidature, Ouattara évoque un cas de force majeur. « Face à ce cas de force majeur, j’ai décidé de répondre favorablement à l’appel de mes concitoyens. Cette décision, mûrement réfléchie, est un devoir que j’accepte dans l’intérêt supérieur de la nation ». Un choix qu’il indique être un « sacrifice ».
Il faut dire que bien avant, en mars dernier, Alassane Ouattara avait indiqué qu’il ne se présentera plus pour un 3è mandat à la tête de la Côte d’Ivoire. Il avait même, a-t-il indiqué, commencé à préparer sa vie après la présidence de la République. Mieux, relancer les activités de sa fondation.
Cette annonce d’un troisième mandat du président sortant peut compromettre la constitution de 2016, qui interdit de briguer un troisième mandat. D’ailleurs à ce sujet, l’opposition parle déjà d’une candidature illégale.
Une troisième candidature annoncée, alors que d’autres fils de ce pays sont privés de se présenter à cette élection, notamment Guillaume Soro et Laurent Gbagbo.
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