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PGP | 32 ans après, la mort de Joseph Rendjembè reste non élucidée

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PGP : 32 ans après, la mort de Joseph Rendjembè reste non élucidée ©D.R

Le Parti gabonais du progrès (PGP) a commémoré le 23 mai dernier la mort de l’opposant Joseph Rendjembe.Ce farouche opposant avait été retrouvé mort le 23 mai 1990 dans sa chambre d’hôtel des suites d’une injection létale. Depuis 32 ans, les commanditaires et les auteurs de cet assassinat courent toujours et sa famille attend toujours des réponses de la justice gabonaise pour ce meurtre non-résolu.

Né dans la lagune du FernanVaz, au sud de Port-Gentil dans la province de l’Ogooué-Maritime, en 1937, Joseph Rendjambe a pour célèbres frères Pierre Louis Agondjo-Okawé, Tchen Charles et Jean Ping. Après son baccalauréat, il se rend d’abord à Paris, en France pour y faire des études de philosophie à la Sorbonne. Son activisme politique le contraint à quitter la France pour l’Europe de l’Est, notamment la Tchécoslovaquie où il fera des études de sciences économiques sanctionnées par un doctorat d’État.

Il entre au Gabon en 1971, après avoir assisté au printemps de Prague et aux événements de mai 68 en Europe. Très remarqué pendant la Conférence nationale de 1990, dont il avait détourné l’enjeu en exigeant et obtenant le multipartisme immédiat, Rendjambe était un stratège politique fin connaisseur des techniques de manipulation des masses populaires. En froid avec le régime Bongo, l’avenir radieux que promettait le destin de Joseph Rendjambe s’est traduit en cauchemar. Car, le 23 mai 1990, le brillant Joseph Rendjambe, alors âgé de 53 ans, est assassiné par injection à l’hôtel Dowe de Libreville.

Un crime impuni

La mort de cet ancien leader de l’opposition a entraîné des vives tensions dans le pays. Des populations avaient, à l’époque, décidé de battre le bitume. La ville était devenue le théâtre de pillages, de soulèvement et de la contestation contre le régime d’Omar Bongo. Pour marquer son innocence dans cette affaire, le gouvernement gabonais de l’époque avait annoncé l’ouverture d’une enquête. Ouverte par le régime, elle promettant de faire toute la lumière sur ce crime jusqu’à ce jour.

Malgré toutes les évidences contenues dans la presse et dans les ouvrages sur le Gabon, l’assassinat de Joseph Rendjambe, demeure un crime impuni. Qui se cache derrière cet assassinat commis avec maestria ? À quand l’élucidation de cet assassinat ? Autant de questions qui n’ont jamais trouvé de réponse. Peut-être que l’enquête suit son cours. Sauf que lorsque l’enquêteur est lui-même le criminel, les chances d’appréhender et d’incarcérer le coupable, sont minces.

LMA

Sce Info241

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