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Libre-propos: Education nationale : l’éternel cafouillage !

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Education nationale : l’éternel cafouillage ! © D.R

Depuis plusieurs années,, le désordre règne dans le monde de l’éducation. Un monde glissant et coincé dans les antivaleurs. On observe un cafouillage qui ne dit pas son nom. Toute chose qui frise la bêtise humaine. Les acteurs se succèdent et les mêmes bêtises se répètent. Ce qu’on reproche à l’équipe sortante est reproduit par l’équipe entrante. Dans le contexte de notre administration, les équipes se succèdent et se ressemblent. La solution ne peut que venir des humainssérieux, dévoués, épris d’amour et compétents. Le management passe par les acquis et l’expérience. Le pays est entre nos mains, administrons-le comme il se doit !

Depuis presque 15 ans, les nominations ne se font plus à la régulière. Si le désordre professionnel est le propre des uns et des autres, il est indiscutable que notre pays s’affirme dans le relationnel et non la compétence. La relation construit la république bananière et déconstruit la République des valeurs. Des institutions comme la présidence doivent s’occuper des problèmes de la présidence. La présidence de la République n’a pas le droit de se mêler des problèmes de l’éducation.

Une éducation qui a du mal à construire les compétences et les valeurs sociétales. Le Développement d’un pays passe par lescompétences, les valeurs et non les relations. On ne refuse pas d’aider un proche, mais il doit être compétant dans ce qu’il fait. La relation s’exhibe depuis la nuit des temps et constitue les antivaleurs. La cité se veut évoluer avec les compétences.

La présidence de la République est la plus haute institution. Mais ce statut ne lui permet pas d’empiéter sur les compétences des autres. La Présidence doit comprendre que c’est l’éducation qui forme l’élite d’un pays. Le Ministère de l’Éducation Nationale est souverain, libre dans sa vision, ses projets et ses mouvements. Sa souveraineté est inébranlable et ses décisions sont sacrées.

Quiconque touche à l’éducation, touche à l’âme du peuple : c’est le centre névralgique d’un pays. Certaines institutions font la raison du plus fort au point d’user de leurs pouvoirs pour se mêler des affaires d’autrui. On constate que certains chefs d’établissements ne font pas profil bas mais plutôt dans une sorte de mépris notoire. Un mépris notoire qui les met en froid avec leurs collaborateurs.

Les frustrations ont souvent les conséquences graves. En prenant exemple sur le personnel de l’Éducation Nationale, on veut illustrer le désordre et le chaos qui y règne. Le désordre qu’on observe dans le monde de l’éducation est à la mode. Une mode qui perdure depuis près de 10 ans, sinon plus. On constate aussi que l’anarchie se fait sous la bénédiction des hautes autorités du pays.

La gestion des ressources humaines est décevante et dénigrante. Une gestion minable qui tue la fierté du personnel enseignant. Un personnel enseignant victime des décisions maladroites venant de la hiérarchie. Dans ce pays, la mauvaise gestion des affaires d’État commence par les chefs. La hiérarchie incarne la médiocrité des affaires publiques et le désordre en live.

Les chefs d’établissements font du n’importe quoi. Sous d’autres cieux, certains agissements sont punis. Il faut les punir pour que cela sert d’exemple. Un exemple qui incite à la droiture. Pour certains, le provisorat soûle. Pour d’autres, c’est l’occasion de s’enrichir. Un enrichissement illicite qui reste impuni. Certains comportements sont changeables si et seulement si la menace intervient avec rigueur. Ce sont les mesures fortes qui font le changement. Le monde de l’éducation fait valoir ses droits et joue son rôle dans la cité.

 Les nominations se font un mois avant la rentrée académique. Le professionnel a besoin d’équilibre. Les activités exigent la concentration et non le désordre. Le cas de cette année a été très spectaculaire : c’est à la veille de la rentrée académique 2021-2022 que les nominations ont eu lieu. Comment expliquer cette bavure professionnelle ? Ce dernier ne peut qu’agir sur un coup de tête. S’il vous plait Mr les dirigeants, un peu des bons réflexes ! Faites les nominations avec la manière et le regard professionnel : le personnel n’est pas du bétail mais des humains.

On constate que le 1er degré n’a pas connu des nominations. Cette situation est maladroite parce que la tradition n’a pas été respectée. L’esprit de cohérence voudrait qu’on nomme dans tous les degrés. Mais pourquoi on privilégie le secondaire et on néglige le primaire ? C’est un mépris insupportable. Là encore c’est une bavure professionnelle. Faites votre travail dans le politiquement correct. Evitez les injustices !

Les nominations des cadres du Ministère de l’Éducation n’ont pas été entendues. La nouvelle équipe veut elle rompre avec la tradition ? Le renouvellement est un acte professionnel qui se doit d’être. Il faut faire dans la rotation du personnel. L’envie de donner le meilleur de soi-même passe par la rotation. Par la rotation du personnel enseignant, on évite la sclérose. Aujourd’hui, les enseignants sont en grève et on assiste à un bras de fer.

Guy Fernand TONDA:

Diplômé de l’École Normale Supérieure de Libreville 

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