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BTP : Colas veut partir du Gabon !

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BTP : Colas veut partir du Gabon ! © D.R

« L’argent n’aime pas le bruit », aimait répéter ‘’petit papa’’, Léon Mebiame. Ce dernier ne croyait pas si bien dire. Effectivement le monde des affaires a horreur des tracasseries de toutes sortes. Faisant sienne de cette maxime, la société Colas, filiale du groupe Bouygues, juge, depuis l’annonce de la surfacturation des travaux qu’elle a exécutés au Gabon, un climat peu propice à ses activités. Une situation quelle croit être entretenue par certains responsables de l’administration.

L’éventualité d’un départ du Gabon de Colas, filiale du groupe Bouygues, fait suite aux récentes allégations sur la surfacturation des travaux de la route PK 5-PK 12. Même si auparavant, elle se plaint de certains contrats résiliés, pourtant obtenus à la suite des appels d’offres.

Parmi ces marchés, il y a celui lié à la conception et à la construction des échangeurs sur la voie expresse port d’Owendo-aéroport de Libreville. Notamment les différents échangeurs pour lesquels Colas Gabon avait d’ailleurs proposé un projet plus moderne que les toboggans finalement réalisés par une société concurrente. Il y a aussi le marché de conception et de réalisation de la voie de contournement de l’aéroport de la capitale gabonaise par le quartier Alibandeng pour sortir à Okala. Un marché finalement octroyé à GSEZ, après que cette entité ait soumis à la présidence de la République un dossier d’extension de l’aéroport de Libreville, en intégrant ladite voie de contournement. Enfin, il y a le programme de construction des passerelles piétonnes du lycée Paul-Indjendjet-Gondjout et du lycée national Léon-Mba. Celui-ci a été, au finish et contre toute attente, cédé à Ecowood, sans une véritable raison. Pour une bonne partie de l’opinion du BTP, « Toutes des résiliations sont l’œuvre d’un lobby très actif tapis dans les arcanes de l’administration publique ».

Le départ du Gabon, s’il était avéré, serait une perte pour le secteur, en provoquant la mise au chômage de près de 300 employés et en majorité, des Gabonais. Rappelons, à toute fin utile, que le Gabon qui a perdu par le passé les entreprises Razel, Dragages Gabon et Bourdin et Chaussée, a été obligé de mettre la main à la poche pour payer les droits des employés virés pour cause économique.

Aux plus hautes autorités de voir cette situation explosive pour le pays.

K.D

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